La banque verte va investir 400 millions d'euros d'ici fin 2013 pour fusionner ses sociétés d'informatique et moderniser son système d'information, réduisant au passage les effectifs de la branche de mille postes, mais sans licenciement.

Enjeu pour le Crédit Agricole : le développement d'un nouveau et unique système d'information, prenant en compte l'importance prise par l'internet dans la relation avec les clients. « Nous ne sommes pas dans un projet de rationalisation pour couper les coûts. Nous voulons répondre à de nouveaux usages, une nouvelle façon d'aborder la banque », a affirmé Hichem Jaballah, le directeur du projet.

Néanmoins, les collaborateurs des cinq groupements d'intérêt économique (Amt, Atlantica, EX@, Comte et Synergie) qui gèrent actuellement les systèmes informatiques seront regroupés dans une seule entité. En 2014, les personnels devraient être concentrés dans une quinzaine de sites, contre 61 aujourd'hui.

Le nombre d'informaticiens passera du même coup de 2.500 à 1.500, grâce à des départs à la retraite et des reclassements, mais sans licenciement, a promis M. Jaballah. Les personnels des unités fermées auront le choix entre mobilité géographique et mobilité professionnelle. De nouveaux métiers seront créés, par exemple la maîtrise d'ouvrage, qui emploiera 400 personnes.

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Le projet, lancé il y a un an par le secrétaire général de la Fédération du Crédit agricole Jean-Paul Chifflet, avait entraîné le 2 juillet dernier un grève des informaticiens, inquiets d'éventuelles suppressions de postes ou mobilités imposées. Ils ont à nouveau menacé de débrayer le 3 novembre, soit trois jours avant l'annonce officielle de la restructuration, prévue le 6 novembre prochain.