Lors du débat de l'entre-deux-tours, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont opposés sur les méthodes pour protéger le pouvoir d'achat, notamment sur l'énergie, le premier défendant le « bouclier » actuel et son projet de « chèque alimentaire », la seconde prônant une baisse de TVA.

Marine Le Pen a expliqué vouloir baisser la TVA sur l'énergie à 5,5% au lieu de 20% ainsi qu'une TVA à 0% sur un panier de produits de première nécessité, « tant que l'inflation est supérieure d'un point à la croissance », ce qui selon elle est le cas. Une donnée contestée par Emmanuel Macron, qui lui a reproché de comparer à tort la croissance trimestrielle et l'inflation annuelle, alors qu'en termes trimestriels, la croissance est, a-t-il dit, supérieure à l'inflation. « Donc votre mesure ne pourrait pas s'appliquer aujourd'hui », a-t-il dit. « Il y a un point de différence », a-t-elle répondu. « Oui mais dans l'autre sens », a rétorqué Emmanuel Macron.

La baisse de TVA serait « injuste »

Il a aussi souligné qu'elle avait voté à l'Assemblée contre le bouclier énergie. « Pourquoi ? » a-t-il lancé à son adversaire qui concédait le besoin de mesures conjoncturelles si nécessaire. « Je me réjouis que vous soyez pour garder (le bouclier) alors que vous ne l'avez pas voté comme députée, c'est une correction de jugement », a-t-il attaqué.

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« La baisse de TVA sera pas une mesure efficace car elle va aller aux grands distributeurs beaucoup plus qu'aux consommateurs » et « elle est injuste car elle n'est pas ciblée et touchera nous quatre qui n'en avons pas besoin » au lieu des ménages qui sont « à l'euro près » pour lesquels « le chèque est le plus adapté ».

Ce que l'on sait du « chèque alimentaire »