Fiscalité : la 1ère tranche supprimée à lAssemblée
Le feuilleton du projet de loi de finances pour 2015, qui sétendra jusquà la fin de lannée, suit son cours. Le texte est actuellement en discussion, en première lecture, à lAssemblée nationale. Figurant parmi les mesures phares du budget 2015, la suppression de la première tranche de limpôt sur le revenu a logiquement été au cur des débats. Cette mesure, qui saccompagne de labaissement du seuil dentrée dans la tranche supérieure et dune modification du système de décote, a fait lobjet de 19 amendements, pour la plupart déposés par des députés UMP et UDI. Cinq demandaient la suppression pure et simple de larticle du projet de loi concerné. Peine perdue. Au final, les députés ont adopté cette suppression de la première tranche de limpôt sur le revenu, qui doit bénéficier selon le gouvernement à 6,1 millions de foyers fiscaux.
Parmi les mesures du projet de loi de finances pour 2015 concernant les finances personnelles, le dispositif Pinel a aussi été propice au débat. Des députés de gauche ont critiqué la possibilité de bénéficier du dispositif Pinel en louant à ses enfants. Si cette mesure a été votée en l'état, avec le soutien de la droite, le texte a tout de même été amendé, notamment sur l'outre-mer.
La réforme de lépargne salariale est lancée
Promise par le président de la République François Hollande dès la fin 2012, la réforme de l'épargne salariale devrait se concrétiser fin 2014. Le ministre de lEconomie Emmanuel Macron a annoncé mercredi qu'elle serait intégrée au projet de loi pour lactivité, jusquici appelée loi croissance. Ce projet de loi sera présenté au conseil des ministres à la mi-décembre et devrait être voté au Parlement au printemps 2015. Principal défi de cette réforme : développer lépargne salariale dans les TPE et PME, de criantes inégalités daccès entre les salariés ayant été constatées par les services du ministère du Travail.
Peu avant cette annonce, la société de gestion et cabinet de conseil Eres a publié son baromètre du partage du profit. Cette étude montre que malgré la hausse de lencours de lépargne salariale, le montant moyen de lintéressement et de la participation baisse. En cause : la hausse du forfait social à 20% en 2012 selon Eres. Les abondements aux Plans dépargne entreprise (PEE) et Perco progressent mais restent bien moindres, dépassant tout juste les 1.000 euros en moyenne contre plus de 2.000 euros pour lintéressement ou la participation.
LAMF en campagne contre les arnaques au Forex
Cette semaine, lAutorité des marchés financiers (AMF) a utilisé tous les modes de communication à sa disposition pour alerter les particuliers sur les dangers de la spéculation sur le marché des devises, le Forex : étude auprès des investisseurs particuliers, communiqué de presse, campagne vidéo sur internet, « focus » dans la lettre de lObservatoire de lépargne de lAMF, et « dossier du mois » dans le Journal de bord du médiateur de linstitution.
LAutorité met en avant le fait que 89% des investisseurs ayant parié sur le Forex ou le CFD (Contract for difference, « instrument financier complexe » selon lAMF) ont perdu de largent de 2009 à 2012. Pour une perte moyenne estimée à 10.000 euros. LAMF met ainsi les particuliers en garde contre toutes les publicités, souvent mensongères, vantant les mérites du CFD, du Forex ou autres types de trading en ligne.
Paiement mobile : la course à l'innovation
Lactualité de ces derniers jours au rayon paiements, cest sans conteste le lancement par BPCE (Caisse dEpargne-Banque Populaire) de sa solution de paiement via Twitter. Le groupe bancaire est parvenu à médiatiser sa nouveauté jusquaux Etats-Unis, BPCE ne se privant pas de tweeter en anglais un article dun site américain sur le sujet. Mais sagit-il réellement dune première mondiale, comme évoqué par plusieurs responsables de BPCE ? Cette solution facilite-t-elle réellement les paiements entre particuliers ? Pas forcément, mais BPCE s'est clairement offert un joli coup de pub.
La période a par ailleurs été marquée par le déploiement du porte-monnaie mobile Orange Cash à Rennes, et prochainement à Lille et Nice. Cependant, malgré cette émulation au niveau du paiement mobile et même plus généralement autour des moyens de paiement, les Français montrent encore quelques réticences à utiliser leur smartphone pour régler leurs achats du quotidien.
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