« Le risque est au bout du clic ». Ce slogan, mis en avant dans la nouvelle campagne de communication de lAutorité des marchés financiers (AMF), est on ne peut plus clair. Son but : informer et sensibiliser les particuliers aux dangers du Forex. Pour capter lattention des internautes, lAMF a lancé une campagne numérique « via des insertions publicitaires utilisant les mêmes codes et promesses que les annonceurs vantant les mérites du trading en ligne pour les particuliers ». Ici point darnaque mais un renvoi vers le site de lAutorité avec une « Erreur 404 Argent introuvable » pour sensibiliser les internautes.
La publication récente dune étude chiffrée lui a permis de démontrer le risque élevé de ces produits, avec une perte moyenne de plus de 10.000 euros pour les boursicoteurs français. Mais ce nest pas le seul avertissement de lAMF. « Si le trading en ligne sur le marché des changes auprès dopérateurs régulés conduit à des pertes financières pour la majorité des clients, les particuliers doivent aussi craindre les agissements descrocs sur ce marché. En effet, de nombreuses sociétés opèrent sans disposer des agréments nécessaires pour proposer leurs services auprès du public français », assure lAutorité sur son site internet. Les pop-up promettant de gagner 500 euros en quelques clics ou des sites dapparences sérieuses peuvent en réalité cacher des arnaques. « Grâce à un redoutable discours commercial, ces sociétés détournent largent des clients qui voient leurs recours limités, voire impossibles en raison de la localisation, le plus souvent à létranger, de ces escrocs. »
« Un marché à fuir »
Après linformation et la sensibilisation, lAMF passe ainsi à laction. Après la mise en ligne régulière dune liste de sites illégaux et la collaboration avec les instances judiciaires, elle a saisi la justice pour que « soit bloqué laccès, pour les internautes français, à certains sites proposant leurs services sans disposer des autorisations requises ». Pour la première fois, le tribunal de grande instance de Paris a accédé à cette demande, le 15 septembre dernier.
Nathalie Lemaire, de la direction des relations avec les épargnants de lAMF, insiste : « Le trading sur le Forex est un marché à fuir lorsquon est un particulier : telle est notre conviction et le sens de notre mobilisation aujourdhui ».















