Cest une nouvelle en demi-teinte que vient d'annoncer le Réseau de transport délectricité (RTE), le Syndicat des énergies renouvelables, Enedis, lAssociation des distributeurs délectricité en France et lAgence des opérateurs de réseaux dénergie dans leur Panorama de lélectricité renouvelable de 2019.
Dun côté, la part de l'électricité verte progresse année après année depuis 10 ans. Alors que lhydroélectricité, léolien, le solaire photovoltaïque et les bioénergies représentaient moins de 14% de la consommation électrique française en 2005, lélectricité verte assure désormais 23% de la consommation de lHexagone. Une proportion « en très légère hausse » par rapport à lannée dernière (22,9% en 2018), comme le souligne le communiqué commun, « notamment du fait de la montée en puissance de la production éolienne ».
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A fin 2019, le parc éolien couvre en effet 7,2% des besoins électriques des Français, contre 5,9% en 2018. Mais, ce nest ni de léolien, ni de lénergie solaire que la France tire lessentiel de sa production dénergie renouvelable, mais des centrales hydrauliques. Cette électricité produite en utilisant la force de leau assure 12% des besoins délectricité des Français.
Toutefois, bien quen hausse, la production délectricité verte reste en-deçà des objectifs fixés dans la loi de transition énergétique de 2015, censée mettre en application lAccord de Paris sur le climat. Celle-ci vise à porter à 40% en 2030 la part des énergies vertes dans la consommation finale délectricité, avec un objectif intermédiaire de 27% délectricité renouvelable en 2020. Celui-ci a été rappelé en septembre dernier par le Commissariat général au développement durable. Autrement dit, pour être dans les clous, la France doit accroître de 4 points d'ici la fin de l'année la part du renouvelable dans sa consommation électrique . A vos turbines !
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