Peu encombrante, rapide et sûre : la carte bancaire présente de vrais atouts pour les achats du quotidien. Pour le consommateur, mais aussi pour les pouvoirs publics : son usage laisse en effet des traces (sur les relevés de compte, dans les caisses des commerçants, etc.) et complique dautant le blanchiment et la fraude fiscale.
Lutter contre une fraude fiscale, estimée à au moins 110 milliards d'euros par an, cest justement la priorité de Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, qui prépare un plan sur le sujet dans le cadre de son projet de loi de finances pour 2020. Interrogé la semaine passée par la presse transpalpine, il y voit en effet « le problème central [du] système économique [italien] ».
LItalie en retard sur la CB
Lun des leviers choisis serait d'encourager l'usage de la carte bancaire, aux dépens de l'argent liquide. Les Italiens, en effet, ont tendance à moins utiliser leur CB que leurs voisins européens. En 2018, elle était impliquée dans 47,4% des paiements, hors cash, contre 56,6% en France ou 57,5% en Espagne. Et en volume annuel, les paiements par carte y représentent moins de 200 milliards d'euros, contre plus de 500 milliards d'euros en France.
Pour renverser la tendance, le gouvernement italien envisage de rembourser entre 2 et 4% des dépenses effectuées par carte, à partir dun certain montant annuel à préciser, sous la forme dune réduction dimpôts. Une sorte de « cashback » fiscal qui serait sans doute une première mondiale.

















