Loi Macron en force !
Même si le sujet embrasse un large champ de sujets, bien au-delà de nos thématiques habituelles, cBanque suit avec attention les débats autour du projet de loi pour la croissance et lactivité, dite « loi Macron », par le biais notamment dun dossier dactualités. Plusieurs mesures nous intéressent particulièrement : la refonte de lépargne salariale, par exemple, ou la révision des grilles tarifaires des professions du droit, qui a soulevé lindignation que lon sait chez les notaires. Plus récemment, nous avons aussi relayé ladoption en première lecture (et donc lintégration dans le projet de loi) dun amendement UMP destiné à faciliter le changement de banque, à travers la mise en place obligatoire dun service de redirection automatique des opérations bancaires de lancien compte vers le nouveau, à limage de la réexpédition de courrier proposée par la Poste. Evidemment, rien ne dit que cette dernière mesure, imposée au gouvernement qui avait émis un avis défavorable, survive à la navette parlementaire.
Texte de sortie de crise crédible pour les uns, fourre-tout et cache-misère pour les autres, la loi Macron a en tout cas encore réussi à faire lévénement cette semaine. Mardi, après de longues semaines de discussions et dajustements entrecoupés de manifestations, le projet devait en effet être voté en première lecture à lAssemblée nationale. Une formalité a priori, le parti socialiste au pouvoir y disposant de la majorité absolue. Par erreur, Bercy a même diffusé un communiqué annonçant son adoption, plusieurs heures avant celle prévue du vote.
Mais rien ne sest vraiment passé comme espéré. Incertain de réunir suffisamment de députés autour dun texte qui divise à gauche, le Premier ministre a eu recours à larticle 49 alinea 3 de la Constitution, qui permet dengager la responsabilité du gouvernement, pour faire passer son texte. Une manuvre immédiatement dénoncée comme anti-démocratique, mais qui est pourtant monnaie courante dans lhistoire de la Ve République, jusquà la réforme de 2008 limitant le recours au 49.3 à un texte par session parlementaire, hors lois budgétaires.
Conséquence immédiate : le dépôt par lUMP dune motion de censure, dans laquelle le parti dopposition dénonce le passage en force du gouvernement et demande sa démission. Sans succès : malgré le renfort du Front de Gauche, la droite na pas réussi à atteindre, loin de là, les 289 voix nécessaires pour faire tomber Manuel Valls. La loi Macron va donc poursuivre son parcours parlementaire, au Sénat dabord où la majorité de droite pourra modifier ou rejeter le texte, puis en commission mixte paritaire, avant un probable retour à lAssemblée nationale pour le vote définitif. Manuel Valls a déjà prévenu : si nécessaire, il réutilisera « bien évidemment » le 49.3.
Assurance-vie : comment choisir le bon contrat ?
Les annonces de rendements 2014 des fonds en euros commencent à se raréfier. Cette semaine, nous avons tout de même relevé celles de la France Mutualiste, de la Banque Populaire, dAllianz et de la Banque Accord, filiale du groupe de grande distribution Auchan. Mais lheure du bilan est proche. Comme annoncé, les fonds en euros du marché ont dans leur immense majorité rapporté moins en 2014 quen 2013, avec des reculs généralement compris entre 20 et 40 points de base. Une tendance qui a malheureusement peu de chance de sinverser en 2015.
Dans ce contexte, comment choisir le bon contrat ? Nous avons consacré un article à la question, avec quelques conseils à la clé. Ne pas hésiter, dabord, à aller jeter un il du côté dinternet, où lon trouve de nombreux contrats à frais réduits. Choisir soigneusement, ensuite, son assureur, parmi les six grands qui se partagent le marché de lassurance-vie en ligne. Tous, en effet, noffrent pas les mêmes dynamiques de rendement. Plus de détails dans notre article : comment choisir son contrat d'assurance-vie en 2015 ?
Résultats financiers des banques : jusquici tout va bien
Comme chaque année, nous consacrons un dossier aux résultats 2014 des banques françaises. Malgré le contexte de taux bas, qui tire sur les marges de la banque de détail, et parfois de lourdes dépréciations - voire de lourdes amendes - à éponger, les grands groupes français affichent tous des résultats nets en progression. Cest le cas cette semaine de Crédit Agricole SA, lentité cotée de la banque verte (2,3 milliards deuros de bénéfice) ou de Banque Populaire-Caisse dEpargne (2,9 milliards).
Profitables également, les principales banques en lignes, qui nont jamais autant capté de nouveaux clients quen 2014 : 87.000 pour le leader ING Direct et plus de 110.000 pour loutsider Boursorama Banque, qui grignote son retard.
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