Baptisée « Carbanak », cette attaque durerait depuis 2013 et serait toujours en cours. Elle aurait été conçue par une organisation internationale, dont les membres sont notamment originaires de Russie, dUkraine et de Chine. Des cybercriminels suffisamment malins, explique Kaspersky Lab dans un communiqué, « pour voler directement les banques, sans avoir besoin de viser leurs clients ». Les noms des établissements touchés ne sont pas cités.
Pour parvenir à pénétrer leurs systèmes informatiques, lorganisation a utilisé, selon Kaspersky Lab, un logiciel malveillant (ou « malware »), implanté sur les ordinateurs demployés via de faux e-mails. A partir de ce point dentrée, les pirates ont réussi à intercepter les images fournies par les caméras de surveillance au sein des institutions, afin dobserver et de copier le travail des employés en charge des systèmes de transfert dargent. Ce faisant, ils ont réussi à faire passer de faux ordres de virements, voire à prendre le contrôle de distributeurs automatiques pour programmer, à distance, des retraits despèces à une heure pré-déterminée. Chaque opération a, selon Kaspersky, duré entre 2 et 4 mois, et permis de substiliser jusquà 10 millions de dollars à chaque institution visée.
Selon Kaspersky Lab, cette attaque massive ouvre « une nouvelle ère dans la cybercriminalité ». Lentreprise encourage toutes les institutions financières à vérifier si leur réseau est infecté, et le cas échéant à reporter une éventuelle intrusion à la justice.
















