Les restaurants ont fermé leur salle et il est conseillé de sortir le moins possible. Dans ces conditions, comment écouler ses tickets restaurant et ce, si possible, tout en restant chez soi ?

Habituellement, 4 millions de salariés utilisent presque quotidiennement leurs titres-restaurant, pour régler leur déjeuner pris sur le pouce ou leur repas entre collègues au restaurant. Mais, en télétravail et confinés, il devient plus difficile de trouver des occasions pour dégainer son carnet papier ou sa carte ticket restaurant. Et c'est d’autant plus dommage que, suite au premier confinement, leur utilisation a été temporairement assouplie par l’Etat. Jusqu’à la fin de l’année 2020, les titres-restaurant peuvent être dépensés les dimanches et jours fériés, avec un plafond rehaussé à 38 euros, pour régler un restaurateur. Voici 4 manières de continuer à s’en servir durant le reconfinement.

1. Faire vos courses en magasins

A défaut d’aller au restaurant, la première façon d’écouler ses éventuels stocks de titres-restaurant est évidemment de s’en servir pour payer ses courses alimentaires. Quel que soit l’émetteur (Edenred, Up, Apetiz ou encore Sodexo), ils sont compatibles avec la plupart des moyennes et grandes surfaces, ainsi que des supérettes qui disposent de l’agrément de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR).

En revanche, tous les aliments achetés ne peuvent pas être réglés avec les coupons ou une carte ticket restaurant. Ces derniers doivent servir à régler uniquement les produits qui peuvent être consommés de suite. Exemple : un paquet de pâtes n’est pas éligible alors qu’un plat préparé avec des pâtes l’est. Il y a toutefois quelques produits exclus qui peuvent paraître étonnants comme les « viennoiseries et autres desserts non à base de produits laitiers », liste la CNTR. S’agissant des limites d’utilisation, rien n’a changé dans la grande distribution suite au confinement du printemps : la somme maximum reste de 19 euros par jour.

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2. Payer ses courses en drive, presque impossible

A l’heure où l’injonction est de rester chez soi, le drive – c’est-à-dire la commande à distance - a gagné ses lettres de noblesse. En mars, lors du premier confinement, 1 euro dépensé sur 10 pour faire ses courses l’a été en ligne, d’après l’institut Nielsen. Un recours en hausse de 40% par rapport à février ! Le problème, en l’occurrence, est qu’il n’est pas possible de payer en ligne avec un titre restaurant, qu’il soit papier ou dématérialisé sur une carte. « Le drive aujourd’hui n’est pas autorisé par la CNTR. Les sites marchands des grandes surfaces ne gèrent pas aujourd’hui l’éligibilité des produits comme les grandes surfaces le font en magasin physique », détaille la communication d’Edenred, leader sur le marché avec notamment sa « carte Ticket Restaurant ».

Contacté, Leclerc confirme cette impossibilité y compris si le client va lui-même chercher sa commande. Il en va de même pour Carrefour et Auchan qui n’acceptent pas ce moyen de paiement sur leur site. Néanmoins, Auchan nous indique que, dans certains de ses drives, il est possible de payer à la borne avec des tickets ou une carte ticket restaurant. Comme pour les courses en magasins, « les achats doivent porter sur des préparations alimentaires immédiatement consommables ou sur les fruits et légumes. Les produits vendus sur les stands charcuterie - crèmerie - poissonnerie ne rentrent pas dans le périmètre des tickets restaurant », nous détaille Auchan.

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Pour contourner cette limite du paiement en ligne, il est aussi possible dans certaines moyennes et grandes surfaces, notamment en ville, de se faire livrer ses courses après les avoir payées en magasin, ce qui permet donc d’utiliser ses titres-restaurant, souligne Edenred.

3. Commander sur des plateformes de livraison de repas

Certains émetteurs de titres-restaurant ont noué des partenariats avec des plateformes de livraison de repas à domicile. De quoi permettre aux salariés qui ont une carte (et non pas des tickets papier) de l’utiliser pour ce type de dépenses. Ainsi, la carte ticket restaurant d’Edenred est compatible avec 40 plateformes, comme Uber Eats, Deliveroo ou encore FoodChéri et Nestor.

Son concurrent direct Up (anciennement « Chèque Déjeuner ») permet lui aussi de passer commande en ligne pour les salariés qui sont équipés d’une carte. Parmi les sites compatibles : FoodChéri, Le Bar SNCF ou encore Dejbox. A Paris, plusieurs franchises de restaurants de sushis acceptent également la carte Chèque Déjeuner. D’autres villes, comme Bordeaux, Lyon et Toulouse, ont aussi des plateformes de livraisons de repas dédiés.

4. « Click and collect » directement dans les restaurants

Si les restaurants n’ont pas le droit d’accueillir du public, ils peuvent proposer des plats à emporter, en faisant appel à la formule dite du « click and collect » (de commande et de réservation en ligne) ou en leur passant directement un coup de fil. Au moment d’aller chercher votre repas, rien ne vous empêche donc de payer en tickets restaurant si le restaurateur, ou le traiteur, les accepte. Dans ce cas, vous pouvez payer jusqu'à 38 euros, la limite fixée par décret jusqu'au 31 décembre prochain.