Trouver le meilleur compromis entre la sécurité et le confort dusage : cest une des principales préoccupations des sites de-commerce. Et parmi les étapes les plus fastidieuses dun achat en ligne, il y a celle qui consiste à renseigner les 16 chiffres de son numéro de carte bancaire, ainsi que sa date dexpiration et de son cryptogramme à 3 chiffres.
Pour alléger la procédure - et améliorer en passant leur taux de transformation - les e-commerçants ont la possibilité de conserver les numéros de carte pour les renseigner automatiquement à loccasion dun prochain achat. Pour cela, ils doivent toutefois suivre les recommandations de la Cnil (1), lautorité administrative indépendante chargée de protéger les consommateurs contre tout usage abusif des données informatiques les concernant.
Une exception pour les abonnements premium
La doctrine de la Cnil en la matière est claire : les e-commerçants peuvent stocker les numéros de carte de leurs clients récurrents à condition de recueillir leur consentement exprès. Ce consentement, précise lautorité, doit « prendre la forme d'un acte de volonté univoque ». Ce qui signifie quil ne peut être recueilli par défaut, par exemple par le biais dune case pré-cochée, ni par la simple acceptation des conditions générales de vente.
Récemment, la Cnil a toutefois fait évoluer sa recommandation, en introduisant un cas particulier, celui des abonnements premium proposés par certains géants du secteur : Amazon Prime, Fnac+, etc. « La souscription à un abonnement complémentaire peut témoigner de la volonté du client de sinscrire dans une relation commerciale régulière avec le commerçant ( ) », explique la Cnil sur son site web. « Dans ce cas, les commerçants peuvent conserver par défaut les données bancaires saisies ( ). »
Ce faisant, ils doivent toutefois continuer à respecter certaines règles : informer clairement leur client de ce stockage ; lui laisser la possibilité de sy opposer en cochant une simple case ; respecter durablement ce choix initial, à loccasion notamment des achats ultérieurs. Et, quoi quil arrive, ne pas stocker le cryptogramme à 3 chiffres : la conservation de ce code, destiné à sassurer que lacheteur est bien en possession de la carte bancaire quil utilise pour payer, est en effet interdite dans tous les cas.
(1) Commission Nationale de lInformatique et des Libertés

















