Une étude de la Banque centrale européenne (BCE), relayée par la Fédération bancaire française (FBF), estime que le coût pour les finances publiques du plan de sauvetage des banques, suite à la crise des subprime, a été quasi-nul en France, contrairement à la plupart des pays de la zone euro.

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Cette étude, publiée à la mi-septembre, calcule que le coût net des mesures de soutien au secteur bancaire sur la période 2008-2014 s’est établie à 4,8% du produit intérieur brut (PIB) 2014 de la zone euro. Ce chiffre global recouvre toutefois, selon la BCE, des réalités contrastées. Le pays le plus impacté est l’Irlande : le coût net du plan de sauvetage a représenté 22,6% du PIB 2014. Il atteint également 8,2% en Allemagne ou 5% en Espagne.

A l’opposé, la BCE estime cet impact à 0,1% du PIB 2014 en France. Il a même été positif, explique la FBF, sur le solde budgétaire, « les revenus cumulés des mesures d’aide financière [ayant] légèrement excédé les dépenses ». « L’augmentation de la dette publique française de 31,1% du PIB sur la période 2008-2014 n’est donc pas liée aux mesures de soutien aux banques françaises », conclut l’association représentative du patronat bancaire français, « alors qu’elles représentent un peu moins d’un cinquième de l’augmentation de la dette publique sur la même période dans la zone euro ».