La Banque d'Angleterre (BoE) s'attend à ce que l'inflation au Royaume-Uni dépasse « légèrement » 4% au quatrième trimestre, bien au-dessus de sa cible de 2%, à cause de l'envolée des prix de l'énergie et des biens.

Elle a par ailleurs maintenu jeudi son taux à un plancher historique de 0,1% et son programme de rachats d'actifs à 895 milliards de livres, d'après un communiqué publié après sa réunion de politique monétaire de septembre.

La BoE tablait jusqu'à présent sur une inflation de 4% au dernier trimestre de l'année.

Malgré la tendance fortement à la hausse des prix et pour éviter d'étouffer la reprise économique, tous les membres du comité monétaire se sont accordés pour conserver le taux à 0,1%.

Si le Royaume-Uni est particulièrement touché par l'envol des prix du gaz à travers le monde, « la vision principale du comité de politique monétaire est que cette hausse des prix est temporaire », justifie la Banque.

Deux membres se sont toutefois opposés au plan de rachats d'actifs.

La BoE estime que sa position adoptée en août, à savoir qu'un resserrement de politique monétaire serait nécessaire sur le moyen terme, était « renforcée » par les indicateurs sur la santé de l'économie britannique parus depuis.

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Le Royaume-Uni fait face à une forte accélération de l'inflation, de 3,2% sur un an en août, un sommet depuis 2012.

La croissance, elle, stagne : en juillet, le PIB a gagné quelque 0,1% et restait 2,1% plus bas qu'en février 2020, avant que la pandémie de Covid-19 ne paralyse l'économie britannique.