Hausse du nombre de clients, élargissement de l'offre, carte Ultim Metal payante... L'actualité est riche du côté de Boursorama. Son grand patron, Benoît Grisoni détaille les dernières décisions de la banque en ligne et révèle ses ambitions à MoneyVox.

Benoît Grisoni, pourquoi lancer une carte Metal chez Boursorama ?

B. G. : « C’est une carte haut de gamme tant par son caractère illimité à l’étranger, son haut niveau de plafond que son design épuré. Ultim Metal complète une offre Boursorama que nous avons repensé en 2020 : Welcome pour les jeunes, Ultim une carte premium qui est un gros succès depuis son lancement il y a un an et la Metal, qui offre des services supplémentaires (assurance notamment) pour lesquels il n’est pas dérangeant de payer moins de 10 euros par mois. Un tarif bien moindre que celui de la concurrence et moins élevé que l’offre Platinum des banques traditionnelles. »

Boursorama Banque : la carte Ultim Metal vaut-elle ses 10 euros par mois ?

Avez-vous testé auprès de vos clients la perspective d’une carte payante ?

B. G. : « Faire payer n’est pas un problème quand deux cartes sur trois restent gratuites. Nous proposons déjà des services payants. La carte Ultim Metal devrait convaincre entre 5 et 10% des clients Boursorama, d’autant plus que l’offre est avantageuse et intéressante. C’est un choix de simplification que nous avons fait et, je le rappelle, le changement est gratuit mais aucunement obligatoire pour les clients actuels. Ceux qui ont la Visa Premier peuvent la conserver. »

« La carte Metal devrait convaincre entre 5 et 10% des clients Boursorama »

La place de Boursorama est-elle en train de changer au sein du groupe Société générale ?

B. G. : « L’ambition de Boursorama est de rester numéro 1 des banques en ligne et des néobanques. On a une taille solide avec nos 2,5 millions de clients. Cela fait 13 ans de suite que nous sommes la banque la moins chère. Mais nous voulons aussi être rentables en 2024, atteindre 4 millions de clients en 2023 et 4,5 millions d’ici 2025. Pour la première échéance, 2023, nous visons une croissance accélérée et, comme depuis nos débuts, l’actionnaire y croit autant que nous. Mais au sein de Société générale, nous restons petits. »

Vous multipliez les services comme l'assurance habitation avec Alabri ou encore CLI€, une offre de prêt express. De quoi vous permettre de redevenir rentable ?

B. G. : « Ce sont des services récents qui fonctionnent au-delà de nos espérances comme The Corner qui propose des bons plans. Il y a aussi les prêts, l'assurance vie mais également la bourse, une activité historique. Notre trafic est en hausse cette année sur ce domaine. Pour épargner, nos clients comprennent qu’il y a de moins en moins de solutions sans risques. Cette activité génère du profit. Nous étions déjà rentables de 2003 à 2015. Nous savons comment le redevenir grâce à un modèle économique souple et une structure de coût limitée. »

« Il n’y aura aucun transfert de clients entre la Société générale et Boursorama, ni entre Crédit du Nord et Boursorama »

Pourriez-vous profiter du rapprochement entre la Société générale et le Crédit du Nord pour augmenter votre nombre de clients ?

B. G. : « Cette fusion ne nous profitera pas. Il n’y aura aucun transfert entre la Société générale et Boursorama, ni entre Crédit du Nord et Boursorama. Les clients peuvent venir, mais ils ne seront ni incités, ni démarchés. »

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Comment préparez-vous 2021 chez Boursorama ?

B. G. : « Nous voulons proposer toujours plus de solutions à nos clients. Nous sommes contents de 2020 et nous sommes sereins pour 2021, en toute humilité. C’est une chance d’avoir de la visibilité sur nos objectifs à horizon 2025, nous en sommes conscients. »

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