Michel Barnier, candidat à l'investiture de LR à la présidentielle, a défendu mercredi une baisse temporaire des taxes sur l'énergie face à la hausse des cours, mais Valérie Pécresse, également prétendante, met en garde contre le « coût énorme » pour l'Etat.

« Il faut que l'Etat cesse de s'enrichir quand les Français s'appauvrissent, avec les taxes et les surtaxes », a défendu Michel Barnier sur RTL.

Il a plaidé pour « des mesures offensives » de long terme, en incitant à l'isolation des logements, mais aussi « des mesures d'urgence », donc temporaires, face à la hausse des prix de l'énergie, en particulier des carburants, et appelé à « baisser les taxes ou les stopper ».

Alors qu'une baisse de taxes concernerait indistinctement ménages modestes et plus aisés, l'ex-ministre a estimé que « dans l'urgence il faut prendre des mesures simples », et qui « se voient quand vous allez prendre votre essence à la pompe ».

Quant à l'impact sur les finances publiques, « ce qui coûte plus cher à l'Etat, c'est qu'il y a dans ce pays (...) une baisse de moral général, que les gens n'aient plus confiance, qu'on se replie », a-t-il estimé.

Michel Barnier propose également de « supprimer la dernière hausse de 12,5% sur le gaz » et « pour les carburants, il faudra fixer aussi un prix limite », a-t-il estimé, sans plus de précisions.

Valérie Pécresse a, elle, mis en garde contre « une baisse générale des taxes, car si jamais les prix baissent, on ne la récupèrera jamais et ça va être un coût énorme pour quelques centimes de moins au litre ».

Elle a admis qu'« il faut sans doute » verser « temporairement » un chèque carburants, piste étudiée par le gouvernement, pour « aider les plus défavorisés », mais a regretté le probable « effet de seuil, avec toujours les mêmes, la classe moyenne, celle qui se lève tôt, celle qui travaille, qui ne sera pas concernée ».

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Elle a également déploré qu'une augmentation de la part du forfait kilométrique pris en charge par les employeurs, mesure qu'elle défend, ne soit pas possible « car les règles sur les remboursements kilométriques sont tatillonnes ».

Xavier Bertrand, également candidat à l'investiture LR, a de son côté mis en avant sur Sud Radio le chèque carburants de 20 euros par mois pour quelque 50.000 automobilistes, des « gens qui bossent », déployé dans sa région des Hauts-de-France.

Il a aussi appelé le gouvernement à « rendre l'argent » prélevé via les taxes à la faveur de la hausse des prix à la pompe, car « l'État ne doit pas se faire d'argent sur le dos des Français ».

Interrogé sur Public Sénat, Eric Ciotti, également candidat à la candidature LR, s'est dit « pour la baisse de la fiscalité » et contre « la politique du chéquier ».