Le président de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), Jean-François Carenco, prône une réflexion sur la fiscalité appliquée au gaz et à l'électricité, qui ne pourront plus servir de « vache à lait de l'Etat », dans un entretien au Monde publié mercredi.

« Nous devons avoir une réflexion sur le thème énergie et fiscalité. Regardez les dix dernières années : sous toutes les majorités gouvernementales, l'énergie, c'est la vache à lait de l'Etat ! », affirme-t-il. « Ce n'est plus possible à terme. »

Les prix de gros du gaz et de l'électricité sont actuellement en forte hausse sous l'effet notamment de la reprise économique mondiale. En France, le gouvernement est intervenu pour limiter l'évolution des tarifs réglementés appliqués aux particuliers.

Interrogé sur le refus du gouvernement d'abaisser la TVA, Jean-François Carenco estime que « quand il y a une crise, on ne prend pas de mesures structurelles en urgence ». « Mais la question de la relation entre énergie et fiscalité doit se poser. Il va falloir y travailler », insiste-t-il. « D'autant que nous entrons dans un nouveau système énergétique, avec un programme gigantesque d'investissements à mener pour la décarbonation », poursuit Jean-François, affirmant que la transition énergétique « fera monter les prix ».

Le président de la CRE se démarque par ailleurs du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a jugé les règles du marché européen de l'électricité « obsolètes ».

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« Il s'agit d'une erreur de termes », répond Jean-François Carenco, soulignant que « l'Europe permet d'abord à la France d'exporter notre électricité nucléaire » et que « l'interconnexion européenne permet la sécurité d'approvisionnement ».