C'est un sujet de mécontentement récurrent, selon 60 millions de consommateurs : des automobilistes rencontrent des difficultés pendant ou après un paiement par carte à une pompe à essence automatique, ouverte 24 heures sur 24.

Deux cas de figure reviennent le plus souvent. Dans le premier, le client parvient à payer son essence, mais voit ensuite sa carte bloquée. Dans le second, le paiement est tout simplement refusé. Des difficultés qui tiennent à la fois au fonctionnement des distributeurs automatiques de carburant (DAC) et aux caractéristiques de la carte bancaire utilisée pour payer. Explications.

Des vieux DAC qui bloquent l'argent

Vous l'avez sans doute remarqué : lorsque vous faites le plein sur une pompe automatique, la machine vous indique la somme maximale que vous pouvez dépenser en carburant : 120 ou 130 euros généralement, parfois plus. Ce montant correspondant à la pré-autorisation de paiement demandée par le DAC à votre banque. Une manière de s'assurer que votre compte est suffisamment alimenté et de prévenir les impayés.

Cette somme est mise provisoirement sous séquestre, c'est-à-dire qu'elle est bloquée, le temps pour la banque de recevoir l'information du montant exact dépensé. Dans l'intervalle, elle vient amputer le plafond de paiement de votre carte bancaire. C'est généralement indolore : l'information sur le montant réellement payé remonte en temps réel et le plafond de paiement est rétabli quasiment sur le champ.

Certains DAC d'ancienne génération semblent toutefois incapables de fonctionner en temps réel, faute de mise à jour informatique. Résultat : le montant de la pré-autorisation reste bloqué pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines et peut entrainer un blocage de la carte, si celle-ci dispose d'un petit plafond de paiement. Dans l'article consacré au problème, 60 Millions de consommateurs rapporte plusieurs témoignages en ce sens.

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Des cartes plus restrictives

Plus généralement, certaines cartes de paiement ont un peu plus de difficultés que d'autres à fonctionner dans les cas où une pré-autorisation est requise. C'est le cas des cartes réservées, dans les banques traditionnelles, aux clients financièrement fragiles, mais aussi des cartes des « néobanques » : Nickel, N26, Revolut, Aumax pour moi... Des acteurs qui ont en commun de ne pas accorder d'autorisations de découvert et de laisser en conséquence peu de marge de manœuvre aux porteurs de leurs cartes.

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