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Impôt, épargne, crédit... Les 10 bonnes résolutions pour votre porte-monnaie en 2020

Les bonnes résolutions de l'année
© ALF photo - stock.adobe.com

Pour commencer 2020 sous de bons auspices, les plus motivés d’entre vous vont probablement profiter de ce début d’année pour procéder à quelques ajustements de leur budget. Voici une liste non-exhaustive des optimisations possibles.

En 2020, vous souhaitez devenir propriétaire de votre logement, changer de voiture, amorcer la préparation de votre retraite ou bien épargner pour vos enfants ? Autant de projets qui nécessitent de l'anticipation, d’être budgétisés en amont pour ne pas mettre à mal vos finances. Pour dégager de la trésorerie, vous pouvez probablement procéder à quelques ajustements et ainsi baisser vos charges fixes. Voilà 10 idées pour y parvenir.

1. Faites le point sur vos frais bancaires

Vous avez ou allez bientôt recevoir votre relevé de compte du mois passé. Celui-ci contiendra un récapitulatif de vos frais bancaires acquittés l'an dernier. Regardez-le attentivement : vous pourriez être surpris par leur montant total. Effectivement, en fonction de votre profil et de l’usage de votre compte bancaire, la facture globale peut dépasser dans certains établissements 500 euros par an, d’après la dernière étude du comparateur Meilleurebanque.com. Compte tenu de ces disparités tarifaires, vous pouvez réellement faire des économies en faisant jouer la concurrence. En règle générale, les banques en ligne prennent moins de frais bancaires. Donc si le suivi à distance de votre compte vous convient, 2020 est peut-être l’occasion pour vous de tester une ou plusieurs banques à distance.

Voir notre classement des banques les moins chères

2. Ajustez votre compte en banque à vos besoins

Toutefois, en fonction de votre situation, vous ne pourrez pas toujours changer de banque. Par exemple, pour obtenir votre crédit immobilier, vous avez probablement accepté de domicilier vos revenus dans l’établissement qui vous l’a octroyé. Dans ce cas, il reste tout de même possible d’abaisser vos frais bancaires. Comment ? En changeant de formule de compte. Il n’est en effet pas rare que les conseillers bancaires incitent les clients à prendre une offre groupée de services. Or, ces packages sont rarement avantageux. Ils intègrent en effet régulièrement des services dont l’utilité est toute relative, à l’image de l’assurance perte et vol des moyens de paiement. De fait, passer à un compte où vous ne paierez que les services que vous utilisez vraiment se révèle souvent plus économique.

Par ailleurs, les banques traditionnelles sont de plus en plus nombreuses à lancer des offres basiques et peu onéreuses. C’est le cas au Crédit Agricole avec le compte Eko, à la Caisse d’Epargne avec Enjoy, chez LCL avec LCL Essentiel, ou encore de Ma French Bank de La Banque Postale. Tous ces comptes sont facturés 2 euros par mois ! Attention toutefois, ces offres sont limitées : carte à autorisation systématique, pas de découvert possible… Pas sûr qu’elles s'adaptent à vos besoins.

3. Électricité, gaz et chauffage : vérifiez votre éligibilité au chèque énergie

Outre les frais bancaires, d’autres charges incompressibles pèsent sur votre budget : énergie, fournisseur d’accès à internet, téléphonie ou encore vos diverses assurances (habitation, auto…).

S’agissant des fournisseurs d’énergie, le montant de la cotisation initiale repose souvent sur des estimations de votre consommation réalisées au moment de la souscription. Celles-ci sont plus ou moins fines. Il suffit de vous être équipé pendant l'année de nouvelles machines pour que cela ait une incidence sur votre consommation énergétique. Résultat, en fin d’année, si vous avez sous-estimé vos besoins, il est possible que la facture de régularisation soit conséquente, remettant parfois en cause l’intérêt financier de la formule choisie. Pour rappel, pour comparer deux fournisseurs, il faut tenir compte avant tout du prix du kilowattheure et de l’abonnement, et non des mensualités mises en avant par l’organisme. Celles-ci reposant sur des hypothèses de consommation.

Voir Les 4 infos à avoir sous la main pour changer de fournisseur d'électricité

Si vous avez un compteur connecté (Linky), vous avez la possibilité de suivre votre consommation en temps réel, ce qui dans l’optique de surveiller vos dépenses peut s’avérer une aide précieuse.

Pour diminuer votre facture énergétique, en complément de la mise en concurrence des opérateurs, n’oubliez pas non plus de tester votre éligibilité au chèque énergie. Cette aide a été élargie en 2019. Désormais près de 5,8 millions de ménages peuvent la demander pour un montant moyen de 200 euros. Un coup de pouce pas négligeable donc… mais un coup de pouce auquel les ménages ne pensent que rarement. En 2018, d’après un rapport de la Cour des comptes, un quart des foyers éligibles ne l’a pas demandé.

4. Téléphonie et internet : profitez des offres promotionnelles avec vigilance

Quant aux opérateurs internet et de téléphonie, ces derniers font ponctuellement des offres promotionnelles pour attirer de nouveaux clients. Renseignez-vous, c’est peut-être le cas actuellement. Mais attention aux conditions sous-jacentes qui peuvent exister, comme l’obligation de s’engager sur une durée longue. Vérifiez également que votre nouveau fournisseur d’accès à internet vous rembourse les frais de résiliation de votre précédent contrat… Ces frais pouvant limiter l’intérêt de changer d’offre.

Faites également le point sur les services inclus dans vos abonnements internet et téléphone mobile : les opérateurs ont parfois tendance à ajouter de manière plus ou moins cavalière (envoi d'un SMS vous informant d'un ajout de service « sauf avis contraire de votre part ») des options sur votre forfait. Enfin, la concurrence étant forte sur ce segment, les opérateurs mobiles font fréquemment évoluer leurs offres, avec notamment davantage de Giga Octets d’internet, pour un prix inchangé. Une amélioration qui ne concerne souvent que les nouveaux clients. D'où l'intérêt de regarder ailleurs, d'autant plus que la procédure de portabilité du numéro rend l'opération de changement d'opérateur très simple.

5. Assurances MRH, auto, emprunteur : faites jouer la concurrence

De la même manière qu’il est pertinent de faire le point sur les abonnements auxquels vous avez souscrits, il peut être intéressant de se remémorer le prix et les garanties de ses assurances. L’assurance habitation, notamment, est un contrat qui doit évoluer au fil de votre situation. En cas de détérioration ou de vol de vos effets personnels, l’assureur se base sur la dernière valeur des biens que vous avez indiquée pour calculer votre indemnisation. Du coup si, durant les derniers mois, vous avez acheté une nouvelle TV, acquis des meubles plus onéreux ou encore reçu des bijoux de valeur, il est conseillé d’en informer votre courtier ou votre assureur pour qu’il mette à jour votre contrat.

Plus généralement et même si votre situation n’a pas bougé par rapport à l’an passé, il reste pertinent de se pencher sur son budget assurances. Car, chaque année ou presque, les assureurs réévaluent leur coût. Pour 2020, le cabinet spécialisé Fact&Figures anticipe des hausses de 1% à 2% pour les contrats multirisques habitation et pour les assurances automobiles. Il s’agit d’augmentations moyennes ! Votre compagnie d’assurance peut donc vous appliquer un surcoût plus important. D’où l’intérêt de regarder de temps en temps la politique tarifaire des concurrents. Pour rappel, au bout d’un an, vous pouvez résilier à tout moment vos assurances automobile ou habitation.

Consulter nos comparateurs pour l'assurance auto et l'assurance habitation

Concernant l’assurance emprunteur, incontournable pour un prêt immobilier, la fenêtre de tir est plus réduite. Il est possible d’en changer uniquement à la date anniversaire de la signature de l’offre de prêt. Compte tenu de la faiblesse des taux, l’assurance emprunteur devient potentiellement le principal poste d’économies concernant le crédit immobilier. En pratique, la délégation d’assurance implique le plus souvent de basculer d’un contrat bancaire – celui de la banque qui vous octroie le prêt – à une formule individuelle dont le prix oscille en fonction de vos caractéristiques propres. Concrètement, si vous êtes jeune, en bonne santé, que vous ne fumez pas et que votre métier est sans risque, vous gagnerez vraisemblablement à faire jouer la concurrence.

6. Prévoir vos dépenses et recettes : budgétisez votre mois !

Une fois que vous avez fait le point sur vos charges fixes (dépenses précédemment évoquées, mais aussi loyer, alimentation, garderie, transport…), soustrayez-les à vos revenus mensuels. Vous saurez ainsi combien il vous reste pour vos loisirs et comme épargne potentielle. Une épargne généralement essentielle pour concrétiser vos projets.

Pour parvenir à mettre suffisamment de côté, plusieurs outils peuvent être utilisés, telles les tirelires en ligne ou, pour ceux qui préfèrent le papier et le stylo, la méthode japonaise du Kakebo. Cette dernière consiste à lister sur un carnet en début de mois les dépenses prévues, à les classer en 4 catégories (la survie, la culture, les imprévus et le facultatif) et à se fixer des objectifs écrits (diminuer tel poste de dépense, économiser tel montant...). Les nouvelles dépenses sont ajoutées au fil de l’eau, ce qui fait qu’à la fin de mois le calcul du solde et le suivi de ses objectifs sont facilités.

Pour aller plus loin : Reste à vivre : comment maîtriser son budget

7. Épargnez régulièrement

Et concrètement, quel objectif d’épargne vous fixer ? L’association Crésus, qui vient en aide aux personnes endettées, recommande de mettre chaque mois 10% de ses revenus de côté. Dans un premier temps, cette somme sert à se confectionner une épargne de précaution. C’est-à-dire un petit pécule facilement mobilisable en cas de coup dur. Dans un second temps, une fois que l’épargne de précaution atteint 3 à 6 mois de salaire, les 10% mensuels économisés vous permettent de financer vos projets.

Voir également : Combien laisser sur son compte courant ?

8. Adaptez les produits d’épargne à vos projets

De par son utilité – permettre de faire face à une dépense imprévue – l’épargne de précaution doit être logée sur un livret d’épargne réglementée (Livret A, LDDS ou LEP) ou sur un livret bancaire, qui lui est fiscalisé. Si ce n’est pour profiter d’une offre de bienvenue, il est actuellement préférable, compte tenu de l’environnement de taux bas, de privilégier un livret défiscalisé.

Ensuite, pour vos projets à moyen terme (voyage, achat immobilier, changement de voiture…), vous pouvez ouvrir une assurance vie. Privilégiez alors les supports peu ou pas risqués. En revanche, pour les projets à plus long terme, comme la préparation de la retraite, intégrer quelques unités de compte à votre contrat peut vous permettre de dynamiser votre épargne. Quel que soit le sens que vous voulez donner à vos économies, évitez de souscrire aux assurances vie grand public des banques traditionnelles… Celles-ci figurent traditionnellement en bas des palmarès de rendements et supportent des frais importants.

Quant aux portefeuilles boursiers, ce sont donc des produits de long voire très long terme (10 ans, 15 ans... ou plus). Les comptes-titres et PEA ne s’adressent qu’aux investisseurs pouvant y consacrer une somme d’argent dédiée, dont ils n’ont pas besoin pour réaliser un projet spécifique.

9. Remplacez le PEL par le PER

Pour votre épargne de long terme, pensez également au nouveau Plan d’épargne retraite (PER). Lancée le 1er octobre dernier, cette nouvelle enveloppe permet notamment une sortie totale en capital, ce qui n’était pas possible avec un Perp ou un contrat Madelin. Outre la préparation de la retraite, les conseillers patrimoniaux voient un autre intérêt à ouvrir un PER : l’utiliser comme un produit d’épargne-logement pour votre enfant en remplacement du PEL. L’achat d’une résidence principale est en effet l’un des cas de déblocage anticipé du PER. Et, par rapport au PEL et son taux de 1% fiscalisé, le PER est potentiellement plus rémunérateur. Pour les parents, il dispose d’un avantage supplémentaire : les versements sont déductibles du revenu imposable du foyer fiscal.

10. Impôt sur le revenu : pensez à actualiser votre situation

Le 1er janvier 2020, le prélèvement à la source va fêter son premier anniversaire. Si celui-ci facilite la gestion de votre budget – le paiement de l’impôt sur le revenu étant mieux réparti dans l’année –, il nécessite toutefois une gestion minimale de votre part. En cas de changement de votre situation familiale (mariage, divorce, naissance…) ou financière (baisse ou hausse de salaire), il est ainsi pertinent de mettre rapidement à jour votre taux d’imposition sur votre espace personnel. Si vous ne signalez pas les modifications au fisc, vous risquez de payer trop et d’attendre plusieurs mois avant de vous faire rembourser (en cas d’un trop payé en 2020, les impôts vous rembourseront à l’été 2021). A l’inverse, si vos revenus ont progressé sans que vous l’ayez rapporté au fisc, vous pourrez avoir une mauvaise surprise au printemps après avoir rempli votre déclaration de revenus.

A lire aussi : Impôts : les 5 nouveautés fiscales de 2020

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© MoneyVox / MEF / Janvier 2020

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Commentaires

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Publié le 5 janvier 2020 à 10h43 - #1Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Ok avec vous sur tous les points sauf le point suivant : "remplacer le PEL par le PER"
Ceux qui ont un PEL à 2,5% doivent à tout pris le conserver dans un univers de taux bas.. Et même ceux qui en ont un à 1%... Car le taux est figé contrairement aux sicav monétaires ou au livret A ou autres livrets bancaires.
Le PER, c'est chargé en frais, et le financier a moins d'avenir dans un monde de bulles (cac à plus de 6000 points et obligations au plus haut).
C'est bien d'y penser mais dans un moment où les prix reflètent plus la réalité d'une économie mollasonne...
Et le PER n'a aucun interet pour ceux qui sont a plus de 10 ans de la retraite et ceux qui sont a un taux d'irpp à moins de 30%.

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Publié le 5 janvier 2020 à 15h17 - #2Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

Tout cela est correct.
Mais, rien ne vaut l'augmentation des salaires et des retraites.

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Publié le 10 janvier 2020 à 12h10 - #3Romanais
  • Drôme

@Manu du SIFP #1
Pouvez vous préciser en quoi "le PER n'a aucun intérêt pour ceux qui sont à un taux d'irpp à moins de 30%" ? Si possible avec un ou des exemples chiffrés.
Cordialement.

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Publié le 10 janvier 2020 à 12h53 - #4Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Un salarié avec une tranche marginale d'imposition à au moins 30% (souvent des cadres) qui part à la retraite va toucher beaucoup moins de revenus. L'écart en % est important et la probabilité qu'il.passe à des tranches inferieures d'imposition est forte.
Au moment où il verse sur son PER il peut beaucoup défiscaliser et au moment de la retraite il sera fiscalisé mais pas fortement. Il récolte un delta positif qui s'ajoute au rendement de son placement.
Pour un salarié taxe à 11%, il a davantage de probabilité de rester sur la même tranche une fois retraité. Et il ne récolte aucun avantage fiscal. Le rendement est donc moins fort.
Quand on a aucun avantage fiscal (défiscalisation période salariée moins fiscalisation période retraité) un produit bloqué jusqu'à la retraite alors que l'assurance vie notamment en ligne est non bloqué avec avantage successoral et possibilité de recuperer son capital et reversion à 100% aux ayants droits et même type de support d'investis, il n'y a pas photo entre les 2.

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Publié le 10 janvier 2020 à 16h37 - #5Djack
  • Homme
  • Essonnes

@Manu du SIFP... d'accord avec votre commentaire relatif au fait qu'un salarié qui ne change pas de TMI entre sa période d'activité et sa période de retraite a un avantage moindre au PER que celui dont le TMI va baisser en passant à la retraite.
Avec une petite nuance tout de même: même si le TMI ne change pas, l'impôt ainsi différé jusqu'à l'âge de la retraite sera productif d'intérêts dans l'intervalle (dans l'hypothèse bien sur ou le rendement hors avantage fiscal est positif, ce qu'il faut espérer).

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Publié le 10 janvier 2020 à 17h53 - #6Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Oui c'est vrai.
Mais ca n'equivaut pas l'assurance vie avec un capital disponible à tout moment sans condition, des possibilités de programmer des rachats partiels programmés pour le coté rente, de modifier les montants à tout moment si on a des aléas, des avantages de fiscalité et de gestion en matiere de transmission (abattements, choix des beneficiaires et garantie plancher).
La garantie plancher permet au(x) beneficiaire(s) en cas de moins value de recuperer entierement le capital investi...
Bref, des avantages pour tout le monde. Souscripteur, bénéficiaires...
Avec un objectif placement, retraite et succession combiné.
Le couteau suisse en quelque sorte...
Oui on peut investir l'économie fiscale avec le PER mais ca reste maigre comme avantage potentiel (si le marché monte) vous ne trouvez pas ?

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Publié le 11 janvier 2020 à 08h37 - #7Djack
  • Homme
  • Essonnes

@Manu SIFP.
Oui, c'est tout à fait exact ... si l'on regarde d'ailleurs les premières offres de PER disponibles sur le marché, proposées par les acteurs/assureurs déjà présents sur marché de l'AV, les contenus de l'un et de l'autre sont à peu près les mêmes (en termes de supports proposés), avec souvent des conditions et frais en léger retrait pour le PER (mais pourquoi donc ?).
Le seul avantage du PER par rapport à l'AV est donc bien cette possibilité de déduction fiscales des versements à l'entrée (non obligatoire d'ailleurs), et qui est effectivement d'autant plus intéressante que le TMI est élevé.
On aurait pu espérer de la part des assureurs plus d'imagination dans les supports proposés: par exemple en considérant qu'à la différence de l'AV, et sauf quelques exceptions comme l'achat de la RP, le fait que les fonds versés soient bloqués jusqu'à la retraite offre un horizon permettant aux assureurs de concevoir des supports plus rémunérateurs, garantis sur le long terme....

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Publié le 11 janvier 2020 à 14h34 - #8Manu du SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Tout à fait d'accord avec une part actions des fonds euros plus élevée puisque là c'est sur du long terme... Et une remuneration theoriquement superieure...
Mais apparemment ce n'est pas le cas...
Est ce l'effet bulle des banques centrales qui fait peur aux assureurs qui doivent garantir le capital à terme ?
Est ce parce que ca les oblige à faire des provisions ?
Pour les frais de gestion des PER je n'en vois pas à 0,5 % contrairement aux assurances vie genre linxea spirit ?

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Publié le 11 janvier 2020 à 15h45 - #9Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

Oui,Manusifp ! ...mais des provisions sur notre épargne depuis le décret du ministre Le Maire du 24 décembre dernier. Un rapt???

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Publié le 12 janvier 2020 à 11h01 - #10Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

C'est bien joli toutes ces belles résolutions, mais le 20 du mois , mon porte-monnaie est vide !!! Comment je fais ?

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Publié le 12 janvier 2020 à 13h26 - #11Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

Petit Louis : mon commentaire est destiné aux Français qui peuvent encore épargner et qui sont de moins en moins nombreux...
En effet : la moitié des menages Francais a moins de 11 000 d'epargne financiere....
Et le taux d'epargne pour la partie financiere est autour de 4 % il me semble à ne pas confondre avec le taux d'epargne global qui englobe les remboursements de prets immobiliers et qui ne fait pas grossir nos comptes en banque. Beaucoup de journalistes confondent ces 2 notions...

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Publié le 12 janvier 2020 à 13h34 - #12Djack
  • Homme
  • Essonnes

@ "Petit Louis" ... je lis votre commentaire:
"C'est bien joli toutes ces belles résolutions, mais le 20 du mois , mon porte-monnaie est vide !!! Comment je fais ?"
C'est effectivement un souci, et d'après l'âge que vous affichez, je fais l'hypothèse que vous êtes retraité, et donc avec peu d'options pour changer la donne au niveau des revenus :-(
Qu'en déduire en termes d'actions pour ceux qui ont encore un levier sur leur avenir ?
1- Faire confiance et attendre de la collectivité qu'elle réponde à tous les besoins, en plaidant pour l'augmentation des salaires et des retraites (la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a) ?
2- Essayer de construire en parallèle de la contribution au collectif et de ce que l'on peut en attendre les moyens de son propre avenir.
Entendez moi bien, je ne suis ni dans le camp ultra-libéral, ni dans celui de ceux qui attendent tout de la collectivité (ou de l'état, mais c'est la même chose, non ?), et ma réflexion évolue plutôt vers quelque chose du genre: "la collectivité doit pouvoir répondre aux besoins essentiels, le reste est une affaire avant tout individuelle"... reste à définir où ce se situe la limite !

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Publié le 12 janvier 2020 à 15h28 - #13Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

@Djack : tout à fait. Encore faudrait il que ceux qui ont un peu les moyens et le temps pour préparer leur avenir puissent le faire de façon sereine sans tout attendre de la collectivité ?
J'ai 42 ans et une petite capacité d'épargne...
J'ai donc le temps et un peu les moyens.
J'ai beau travailler dans la finance, ça devient de plus en plus compliqué pour trouver les produits adequats.
Je comprends la galère pour ceux qui n'y travaillent pas...
Les livrets ne rapportent plus grand chose, les fonds en euros ca devient pareil.
Les obligations en direct non plus à moins d'acheter des qualités de signature très dégradées avec un risque de...non remboursement accru.
Reste le marché immobilier et actions...
Le marché actions avec un cac 40 à plus de 6000 points alimenté par les liquidites des banques centrales, les rachats d'actions de certaines entreprises ne me fait plus vraiment rêver...
Le marché immobilier dopé par la baisse des taux (qui ne baisseront plus), par le peu de sélection des emprunteurs (avec apport 0 toléré, pret sur 30 ans...) a aussi ses limites (les banques commencent à redevenir plus sélectives)
et ne me fait plus espérer des hypothèses de plus value importantes dans l'avenir...
De plus que la demographie vieillissante avec un nombre de seniors en hausse est plutot annonciatrice d'un marché vendeur et en baisse...
Bref actuellement que faire quand tout est très haut ?
Et qu'on est obligé de mobiliser une épargne de plus en plus importante (qui n'est pas possible par la relative stagnation des revenus) pour espérer obtenir un léger gain à la retraite en système par capitalisation ?
Je ne parle pas de risque de défaut systématique (où notre capital risque d'etre utilisé pour renflouer)
Je reste sur des hypothèses assez neutres...

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Publié le 12 janvier 2020 à 16h37 - #14Petit louis
  • Homme
  • Près de l'Atlantique
  • 68 ans

à Djack
La question était d'ordre purement général, et non personnel,même si le ''je'' est utilisé.
La réalité économique, sociale et politique(c'est à dire les décisions politiques prises) à venir amènera chacun à affiner ses analyses.
à Manu Sifp
...et pour les ''provisions'' de mon propos ci-dessus, il s'agit de la main basse opérée par les assureurs vie sur la PPB, c'est à dire , sur notre épargne.Peu d'échos de la part des associations d'épargnants et des mutuelles -pour le moment !!!

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Publié le 13 janvier 2020 à 06h20 - #15Manu SIFP
  • Homme
  • Alsace
  • 43 ans

PPB assurance vie :
L'arrêté relatif à cette mesure vient de paraitre au Journal Officiel du 28 décembre 2019. Il autorise donc les assureurs à intégrer la PPB dans le ratio de solvabilité mais seulement dans des situations exceptionnelles et après avoir obtenu l'approbation de l'ACPR (l'autorité de contrôle). Pour recourir à cette mesure, l'assureur devra ainsi avoir constaté des pertes techniques sur son dernier exercice comptable et ne plus respecter le ratio de solvabilité. Il devra également remettre à l'ACPR un plan expliquant comment les montants repris sur la PPB seront restitués sous un délai de 8 ans. L'assureur ne pourra pas verser de dividendes tant que les montants repris n'auront pas été restitués.

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