Les 22 banques participant à EPI, nouveau service de paiement paneuropéen promis pour 2022, ont formalisé lundi soir la création de cette société, dont la structure actionnariale sera connue « à la fin de l'année », selon un communiqué publié mardi.

« Un premier pas important a été franchi le 29 novembre par le conseil d'administration d'EPI : (celui-ci) a exprimé son intention de transformer la société provisoire EPI en société cible », c'est-à-dire pérenne, explique le communiqué. « Chaque actionnaire est maintenant en train de finaliser son propre processus interne de prise de décision », poursuit le texte qui indique que l'actionnariat sera connu « à la fin de l'année ».

Concrètement, cela signifie qu'EPI verra forcément le jour, même si certains membres décident finalement d'attendre avant de rejoindre le projet. Selon des informations de presse, confirmées auprès de l'AFP, l'une des principales incertitudes concerne les banques espagnoles. Si celles-ci venaient à finalement à ne pas rejoindre EPI, les autres banques devraient investir un peu plus pour atteindre la somme nécessaire, d'environ 1,3 à 1,5 milliard d'euros.

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Une nouvelle solution de paiement paneuropéenne

Selon plusieurs sources, d'éventuelles défections, si elles se comptent sur les doigts d'une main, ne devraient pas avoir d'impact majeur sur le projet. Mais « nous ne sommes pas à l'abri d'une volte-face » plus générale, avec « un effet domino », ajoute un proche du dossier, qui se dit cependant optimiste.

Ce projet annoncé à l'été 2020 vise la création d'une nouvelle solution de paiement paneuropéenne unifiée, basée sur la technologie des transactions instantanées, en vue notamment d'offrir une alternative aux géants du secteur tels que Visa et Mastercard.

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Autrefois cantonné aux discussions cryptiques entre spécialistes de la tuyauterie financière, le sujet du paiement est désormais jugé crucial par des décideurs européens soucieux de préserver l'indépendance du Vieux continent face aux géants américains et chinois.

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