La Fédération bancaire française (FBF) a estimé mardi dans un communiqué que certaines propositions avancées par l'UFC sur le système des cartes bancaires en vue de protéger les usagers constituaient une restriction de choix et "une régression d'ensemble du niveau de service".

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir avait dénoncé un peu plus tôt mardi lors d'une conférence de presse « l'opacité » des frais perçus par les banques au titre des cartes bancaires, ainsi que l'inadéquation des produits aux besoins réels des clients.

Pour la FBF, certaines propositions de l'UFC-Que Choisir, « vont à l'encontre de la liberté de choix des clients et conduiraient à une régression d'ensemble du niveau de service, comme la volonté d'imposer un système à autorisation systématique, plus contraignant pour les consommateurs et les commerçants ».

L'UFC-Que Choisir réclame notamment le passage d'un système dit « semi offline » à un système « online », afin qu'à l'occasion d'un paiement par carte, le terminal puisse systématiquement vérifier que la somme est disponible sur le compte, et non occasionnellement seulement. Cette vérification systématique, pratiquée chez nos voisins, permettrait selon l'association d'éviter des incidents à répétition avec les banques.

La FBF argue au contraire qu'« imposer une carte à autorisation systématique à l'ensemble des clients serait une erreur car cette carte peut convenir seulement à certaines catégories de clients ». En outre, « chaque banque propose une large gamme de cartes et le client peut choisir en fonction de ses besoins ». Par ailleurs, la FBF s'est dite perplexe quant à la provenance de certains des chiffres avancés par l'UFC.

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« Les coûts pour les investissements technologiques, la sécurité, le service des retraits d'espèces aux 54.600 distributeurs disponibles 24H/24 sont très élevés », précise la FBF faisant valoir qu'une étude d'Eurogroup réalisée fin 2010 évaluait « le traitement des espèces (essentiellement pour alimenter les Dab) à plus de 3 milliards d'euros par an pour les banques françaises. »