Depuis le rachat en 2013 de BPE, La Banque Postale s’intéresse de plus en plus, et avec succès, au marché de la banque privée.

C’est ce qu’on appelle un grand écart. Banque accessible à tous, y compris aux plus modestes, grâce à son « Livret A universel », La Banque Postale s’intéresse de plus en plus à la clientèle privée, celle qui détient généralement plus de 150 000 euros d’actifs immédiatement disponibles. La filiale de La Poste est ainsi sur les rangs pour racheter l’activité française de banque de détail de HSBC. Selon Les Echos, elle envisage également d’acquérir la banque privée Meeschaert.

Ce développement dans la banque privée n’est toutefois pas nouveau. Il a vraiment débuté en 2013, lorsque La Banque Postale a racheté BPE (Banque Privée Européenne). Depuis, cette ex filiale d’Arkéa a prospéré : des encours sous gestion qui ont doublé en 5 ans, pour s’approcher des 10 milliards d’euros, et une croissance toujours à 2 chiffres du produit net bancaire. Un « OVNI dans le secteur », résume Annabelle Rocat, associée du cabinet de conseil Alpha FMC, citée par Les Echos.

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Il faut dire que pour appuyer son développement, BPE peut compter sur la puissance du réseau de sa maison-mère, La Poste. Dès 2015, la banque a fusionné avec La Banque Postale Gestion Privée, et récupéré ses clients, tout en développant sa clientèle propre dans ses 30 agences et dans les 47 espaces privés ouverts dans certains bureaux de poste de ville moyenne. Résultat : elle compte aujourd’hui 62 000 clients et ne compte pas s’arrêter là.