Lancé il y a une semaine aux Etats-Unis, la solution de paiement mobile d’Apple a connu quelques couacs. Surtout, la résistance s’organise contre la mainmise du géant, aux Etats-Unis mais aussi en France, où Apple Pay sera lancé en 2015.

C’est parti ! Depuis le lundi 20 octobre, les consommateurs américains équipés d’iPhone 6, le dernier smartphone en date de la marque à la pomme, peuvent l’utiliser pour régler leurs achats, sans contact, dans quelque 220 000 points de vente. Pour l’occasion, les sites et blogs spécialisés y sont allés de leur tests, saluant en général l’efficacité du dispositif mis en place par Apple. Exemple ici avec le test du site américain spécialisé dans la high-tech, Mashable [en anglais] :

Une semaine après ce lancement, Tim Cook, le patron de la firme à la pomme, a dévoilé des premiers chiffres plutôt impressionnants : en 3 jours, du lundi 20 au mercredi 22 donc, plus d’un million de cartes bancaires ont été enregistrées dans des comptes Apple Pay. Non sans quelques couacs : la semaine passée, la chaîne d’informations économiques Bloomberg révélait que des clients de Bank of America utilisateurs d’Apple Pay ont eu le désagrément d’être débité deux fois sur certains achats. La banque américaine a toutefois rapidement exonéré le portefeuille électronique, prenant la responsabilité du couac.

NFC contre QR Code

Plus inquiétant, peut-être, pour Apple : certaines enseignes de la grande distribution semblent vouloir résister au rouleau compresseur. C’est le cas de deux des plus grands réseaux de pharmacie aux Etats-Unis, CVS et Rite Aid. Pour ne plus avoir à accepter les paiements par Apple Pay, ces « drugstores » ont tout simplement désactivé la fonction NFC de leurs terminaux de paiement. Ce faisant, elles ont également coupé l’herbe sous le pied du Wallet de Google, qui utilise également cette technologie.

Cette mesure s’explique : les deux réseaux ont des intérêts - comme Walmart, le géant US des supermarchés - dans la société MCX, qui développe sa propre solution de paiement, baptisée CurrentC. Basé sur une technologie - le QR Code - moins pratique que le NFC, elle a l’avantage de permettre, contrairement à Apple Pay, la collecte et le partage entre commerçants des données clients récupérées lors des paiements.

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Auchan ne devrait pas y aller

Cette fronde américaine pourrait se poursuivre en France, où le lancement d’Apple Pay est annoncé pour 2015. Auchan, une des géants français de la grande distribution, travaille ainsi actuellement au lancement de sa propre solution de paiement, qui utilise aussi le QR Code, baptisée Flash’N’Pay.

Lire aussi : Le paiement par mobile déployé dans les 120 hypers Auchan dès 2015

Lors d’une visite, rapportée par le site LSA, de son hypermarché-laboratoire de Faches-Thumesnil, dans le Nord, le groupe, par la voix de François Poupard, en charge de sa cellule innovation, a ainsi expliqué qu’il pensait « que les distributeurs ne devraient pas aller chez les Google et autres Apple ». Les consommateurs seront-ils du même avis ? Réponse dans quelques mois.