Les 13 banques françaises concernées par les tests de résistance ont réussi à passer l’examen, selon les résultats publiés dimanche. Toutes, cependant, n’ont pas affiché la même solidité face au scénario de crise concocté par la Banque centrale européenne (BCE).

Dans le cadre du Mécanisme de supervision unique (MSU), première manifestation concrète de l’Union bancaire, la BCE va assurer en direct, à compter du 4 novembre, la supervision des principales banques européennes, distinguées par le montant de leurs actifs. A quelques jours de cette échéance, les tests de résistance avaient pour objectif de rassurer sur la solidité du secteur bancaire européen.

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Treize banques françaises, représentant « plus de 95% des actifs du système bancaire français » selon l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), étaient concernées. Selon cette dernière, qui a mené les tests pour la France, les résultats confirment « la qualité de leurs actifs et leur capacité de résistance à des chocs sévères ». « Dans le scénario le plus défavorable, les banques françaises ont passé avec succès le test et se comparent très favorablement avec leurs pairs européens », détaille l’ACPR dans un communiqué.

Banque Populaire-Caisse d’Epargne un peu plus chahutée

Parmi les grandes enseignes de détail, c’est le groupe Crédit Mutuel (Crédit Mutuel-CIC + Crédit Mutuel Arkéa) qui s’en sort le mieux. En cas de crise, son ratio de solvabilité CET 1 (1), de 13,87% fin 2013, se maintiendrait à 12,91%, largement au-dessus des 5,5% exigés pour éviter un renforcement des fonds propres. Le groupe mutualiste devance nettement La Banque Postale (9,14%), le Crédit Agricole (8,83%), la Société Générale (8,15%) et BNP Paribas (8,07%). Plus en difficulté, le groupe Banque Populaire - Caisse d’Epargne (7%) et HSBC France (6,60%) restent néanmoins au-dessus du seuil fatidique.

Les deux banques des constructeurs automobiles Renault et Peugeot-Citroën, qui financent les concessionnaires et les particuliers, ont également passé l’obstacle. Banque PSA Finance affiche un ratio de 12,69%, RCI Banque de 9,08%.

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Enfin, la BCE a également testé des banques ne s’adressant pas en direct aux particuliers : la Banque centrale de Compensation (LCH Clearnet), BPI France, la Société de Financement Local (SFIL) et la Caisse de refinancement de l’Habitat (CRH). Seule cette dernière a affiché des difficultés, avec un ratio de fonds propres en dur ramené à 5,51% dans le scénario de crise le plus sévère.

(1) Le ratio Common equity tier one (CET1) représente la partie jugée la plus solide des actifs, le noyau dur des capitaux propres de l’enseigne.