Banque Populaire et Caisse d'Epargne réfutent l'accusation d'obstruction formulée à leur encontre par le cabinet Deminor, qui reproche aux établissements de ne pas fournir à des actionnaires mécontents de Natixis un justificatif d'achat de leurs titres.

"Les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne sont en mesure de fournir aux clients qui le souhaitent un justificatif de détention d'actions Natixis dans un délai maximum de cinq jours ouvrés", ont indiqué à l'AFP les porte-parole des deux banques.

Confirmant une information du Parisien, le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor a indiqué mercredi à l'AFP qu'il déposerait "dans les quinze jours", au nom de 600 petits actionnaires de Natixis, un recours devant le tribunal de Paris contre la banque pour "information trompeuse".

Il dénonce également la "stratégie d'obstruction" des établissements qui ont distribué les titres Natixis au moment de son entrée en Bourse, fin 2006, et aujourd'hui "traînent des pieds", selon lui, pour fournir aux petits actionnaires les justificatifs d'achat de leurs actions.

Ces justificatifs sont nécessaires pour déposer un recours en justice.

Les actionnaires mécontents reprochent à Natixis de ne pas avoir présenté la véritable nature de ses activités au moment de son introduction en Bourse, fin 2006. Le placement était ainsi présenté comme sans risque, selon les actionnaires, alors que la banque avait massivement investi aux Etats-Unis dans des actifs risqués.

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Plombé par la crise financière, le cours de l'action Natixis a fondu peu après l'introduction en Bourse. Introduit à 19,55 euros en novembre 2006, le titre valait 3,69 euros à la clôture mardi.

La Caisse d'Epargne et la Banque Populaire ont pour organe central BPCE, né officiellement début août, dont Natixis est la filiale.