Carte bancaire, virements, prélèvements, chèque Si les pays de la zone euro partagent la même monnaie, il nen va pas de même pour les usages de paiement. Les statistiques annuelles de la BCE sur les paiements scripturaux (cest-à-dire hors espèces) le confirment.
Ainsi, si la carte bancaire reste le moyen de paiement préféré des Européens - 2 000 milliards deuros dépensés en 2020 - sa domination varie selon les États, parfois de façon importante. La palme revient au Portugal, où la CB a représenté lan passé près de 70% (69,6% précisément) des paiements hors cash. Sa part de marché dépasse également les 60% en Estonie (64,6%), en Lettonie (64,6%), en Finlande (63,9%), en Irlande (63,7%), en Espagne (63,4%), en Grèce (63%) et en Lituanie (60,4%).
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A linverse, certains Européens sont moins prompts à dégainer leur CB. Cest le cas des Néerlandais (51,7%), des Belges (50,7%), des Autrichiens (49,2%), des Italiens (47,2%) et bien sûr des Allemands. Ces derniers continuent à bouder la carte, qui ne représente que 28,7% des paiements. Attention toutefois : sa part de marché a progressé lan dernier de 2,7%, signe que les temps changent, sans doute sous influence de la crise sanitaire.
La carte recule légèrement en France
Et la France dans tout ça ? Elle se situe dans un groupe intermédiaire, avec la Slovaquie (54,7%). En 2020, la carte bancaire y a représenté 57,4% des paiements hors cash. Un chiffre en baisse d1,3 point sur un an, au profit des virements (+1,4 pt) et de prélèvements (+1,5 pt). La France conserve par ailleurs un particularisme : elle reste le seul grand pays de la zone euro à continuer à utiliser le chèque. Il est certes en net repli (-1,5 pt entre 2019 et 2020), mais représente toujours près de 5% (4,9%) des paiements hors cash.


















