Le fabricant français de cartes à puces Gemalto a annoncé mercredi que la panne de plusieurs millions de cartes bancaires en Allemagne allait lui coûter entre 6 et 10 millions d'euros.

Evoquant le bug du Nouvel An, Gemalto a expliqué dans un communiqué qu'il constituerait "une provision dédiée pour couvrir les éventuelles conséquences de cet événement".

"Cette charge exceptionnelle, estimée entre 6 et 10 millions d'euros, sera intégrée dans les comptes de l'année 2009, modifiant les attentes d'un bénéfice d'exploitation ajusté d'environ 180 millions d'euros pour l'année du même montant", a précisé le numéro un mondial du secteur dans un communiqué.

La panne, qui a touché quelque 30 millions de cartes bancaires fabriquées par Gemalto, provient d'une série de puces électroniques qui n'ont pas reconnu la nouvelle année 2010.

Le groupe a indiqué avoir fourni "une solution (logicielle) sécurisée à ses clients en Allemagne afin de résoudre le problème", permettant ainsi d'éviter le remplacement des cartes concernées et des coûts beaucoup plus importants.

"C'est un incident regrettable et nous mettons tout en oeuvre pour aider nos clients à organiser au plus vite le retour à la normale", a réaffirmé le directeur général de Gemalto, Olivier Piou.

A la Bourse de Paris, à 11H50 (10H50 GMT), le titre perdait 0,04% à 28,9 euros, dans un marché lui aussi en léger recul (-0,18%).

"Conformément à ce que le groupe avait déjà indiqué, la fourniture d'une solution logicielle sécurisée permettra de résoudre définitivement le problème sans avoir à ré-émettre l'intégralité des cartes concernées, affranchissant les banques (et in fine Gemalto), du coût élevé d'une telle procédure", a souligné Alexandre Cornu, analyste chez CM-CIC Securities, dans une note.

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"Au-delà de l'impact très négatif en termes d'image de cet épisode, l'impact financier est donc ponctuel et limité", a-t-il ajouté.

"Il entraîne une baisse de 4.4% de notre prévision d'Ebit ajusté 2009, qui passe de 180,9 millions d'euros à 172,9 millions d'euros, et laisse nos prévisions 2010 et 2011 inchangées", a précisé M. Cornu.

Notant "la diligence (de Gemalto) dans la mise en oeuvre de mesures correctrices et sa transparence sur le plan de la communication financière", CM-CIC Securities confirme sa recommandation à l'"achat".