La bancassurance en France a enregistré un bénéfice net de 488 millions d'euros (+46,5% sur un an), la bancassurance à l'étranger de 75 millions (+2,7%), la banque patrimoniale et la gestion d'actifs de 93 millions (+138%) et la banque de financement et d'investissement, dédiée aux entreprises, aux collectivités locales et aux institutions, de 208 millions (+20,2%).

Le groupe bancaire public La Banque Postale a fait état jeudi d'un bénéfice net en hausse de 63,8% au premier semestre, à 462 millions d'euros, tiré par la bancassurance en France, ainsi que l'activité de banque d'affaires. Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour le secteur, a progressé de 5,2% à près de 4,2 milliards d'euros.

Dans le détail, la bancassurance en France a enregistré un bénéfice net de 488 millions d'euros (+46,5% sur un an), la bancassurance à l'étranger de 75 millions (+2,7%), la banque patrimoniale et la gestion d'actifs de 93 millions (+138%) et la banque de financement et d'investissement, dédiée aux entreprises, aux collectivités locales et aux institutions, de 208 millions (+20,2%).

Le « hors pôle », qui comprend « les éléments qui ne sont pas directement imputables à chacun des métiers », comme par exemple une charge financière liée à la prise de contrôle de CNP Assurances, dont la Banque Postale est propriétaire à 100% depuis juin, a conduit à minorer le bénéfice des différents métiers de 402 millions d'euros au total.

Cette charge financière devrait s'étaler sur une dizaine d'années et peser entre 350 et 400 millions d'euros par an. Elle vise à amortir l'apport comptable exceptionnel d'environ 3,6 milliards d'euros enregistré au premier semestre 2020.

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Sur la bancassurance en France, le groupe a observé une « bonne contribution du pôle assurance » tandis que « la production de crédits immobiliers atteint des records », a commenté devant des journalistes Philippe Heim, le président du directoire.

Malgré des « nuages à l'horizon », avec un contexte économique très incertain, M. Heim se veut plutôt confiant pour l'avenir, jugeant que la hausse des taux est plutôt une bonne chose pour les banques, après dix années de baisse.

Le changement d'environnement économique risque cependant d'être quelque peu délicat avec, dans un premier temps une compression des marges, le temps de pouvoir répercuter la remontée des taux sur les clients.