Tout le monde annonce sa mort imminente, les pouvoirs publics aimeraient bien lui faire la peau Mais le chèque, supplanté depuis plus de 15 ans par la carte bancaire dans le portefeuille des Français, continue à faire de la résistance. En 2016, selon les statistiques de la Banque centrale européenne (BCE), les Français ont encore signé plus de 2,2 milliards de chèques, soit un peu plus de 11% de lensemble des paiements effectués (hors cash).
En réaction, les banques sadaptent. Le Crédit Agricole, première enseigne de détail en France (environ 21 millions de clients) va ainsi lancer au cours de lété, selon Le Parisien, une nouvelle fonctionnalité de son application « Ma Banque », qui permettra aux usagers dinitier depuis leur mobile lencaissement dun chèque en le prenant en photo. Lapplication sera ensuite capable dextraire de ce cliché les informations nécessaires au dépôt, et de compléter ainsi automatiquement un bordereau numérique. Il ne restera plus ensuite au client quà poster son chèque, signé au dos, sans affranchir.
Rapidité dencaissement
Le principal intérêt de cette solution est la rapidité dencaissement. La date de valeur du chèque sera en effet fixée au jour du téléchargement de limage du chèque. Actuellement, sur les canaux traditionnels (courrier, automate, guichet), le Crédit Agricole sengage sur son site internet à appliquer une date de valeur moins avantageuse de « un jour ouvré à compter du jour de la remise [du chèque] sur [le] compte ».
La solution du Crédit Agricole nest pas totalement inédite en France. Côté banques traditionnelles, deux enseignes, le Caisse d'Epargne Rhône-Alpes et la Macif proposent déjà ce service. Cest aussi le cas, côté banques en ligne, de Monabanq et BforBank, cette dernière étant justement filiale du Crédit Agricole.
















