Le 1er décembre, lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a pris des mesures conservatoires à lencontre de Morning. Avec pour conséquence directe linterdiction temporaire pour la « néobanque » de fournir des services de paiement et de débiter son compte de cantonnement. Bref, Morning ne pouvait temporairement plus exercer ses activités. En cause, un manque de « protection des fonds reçus de sa clientèle ».
Lire à ce propos : La fintech Morning mise en cause dans une décision du gendarme financier
Sen est suivie une bataille médiatique, Morning se défendant notamment en mettant en cause son principal investisseur, la Maif. Avant lannonce dun plan de sauvetage, avec le soutien de la Maif.
Morning a trouvé les fonds nécessaires
Une première réunion avec lACPR, le 20 décembre, na pas permis de résoudre la situation. Mais, comme le précise le régulateur dans sa décision rendue publique hier soir, « la somme de 500.000 euros qui avait été prélevée sur le compte de cantonnement en septembre 2016 a été reversée le 22 décembre 2016 ». En outre, « des sommes de 538.494 euros et 21.416 euros destinées à combler linsuffisance de cantonnement supplémentaire ( ) ont été versées sur ce compte les 23 et 27 décembre 2016 », le tout complété par un virement de 6.220 euros. LACPR estime que le montant de ces dépôts est « suffisant pour couvrir les fonds reçus de la clientèle ».
Le régulateur bancaire et financier lève donc ses mesures conservatoires dès à présent, « considérant quil convient de rétablir au plus vite la disponibilité des fonds des clients dans les livres de la SAS Morning ». Sur son compte Facebook, Morning affirme désormais travailler « au rétablissement progressif des services avec les autorités de régulation et nos prestataires » : « Nous vous tiendrons informés par mail dès que vous pourrez de nouveau accéder aux services », déclare Morning à lattention de ses clients, ou « récupérer vos fonds », comme lajoute la fintech en réponse à un commentaire.


















