Lamende de 6,5 milliards deuros infligée à BNP Paribas par les autorités américaines l'envoie à la toute dernière place de ce classement qui porte au total sur 31 grandes banques européennes. Or, sans cette sanction, BNP Paribas se serait rapprochée de la première place selon le cabinet danalyse SNL Financial.
De manière plus générale, ce palmarès montre que lannée 2014 na pas consacré les plus gros groupes bancaires. A une exception près : HSBC. Le groupe britannique apparaît très largement comme le plus profitable en 2014 avec plus de 10 milliards deuros de bénéfice net sur les neuf premiers mois de lannée. HSBC est par ailleurs le numéro 1 européen en termes dactifs gérés, devant BNP Paribas.
Lire à ce propos : BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE parmi les 10 plus grosses banques européennes
Sur la base du bénéfice net 2014, c'est la banque espagnole Santander qui prend la deuxième place, avec 5,19 milliards deuros de bénéfices sur les trois premiers trimestres 2014 (elle nest que la huitième en termes dactifs gérés). Et à la troisième place de ce palmarès des établissements les plus profitables en 2014 ? Une surprise : la Russe Sberbank, malgré la crise qui touche son pays comme le souligne le cabinet danalyse dans son communiqué.
Une faible rentabilité pour les groupes français
Les établissements français apparaissent aux quatrième (Crédit Agricole), septième (BPCE) et neuvième (Société Générale) rangs. Parmi les grands groupes français, le Crédit Mutuel nest pas intégré à ce classement, probablement parce que le groupe Crédit Mutuel-CIC ne publie pas de résultats trimestriels, uniquement semestriels.
Dans son communiqué, SNF Financial prend lexemple des établissements français pour souligner le fait que certains groupes se hissent en haut de palmarès grâce à leur taille. Figurant parmi les plus gros groupes européens en termes dactifs, les Français ont des taux de rentabilité des fonds propres assez faibles en 2014 : 6% environ (BNP Paribas excepté) contre plus de 16% pour Sberbank. Mais le cabinet américain souligne que, grâce à leur taille, cela reste suffisant pour « faire la différence » et rester dans le top 10 européen.












