La banque française BNP Paribas a dégagé un bénéfice net de 1,76 milliard d'euros au deuxième trimestre, en baisse de 4,7% sur un an mais bien supérieur aux attentes des analystes. Les analystes interrogés par Dow Jones Newswires tablaient sur une baisse du bénéfice net de 18%, à 1,51 milliard d'euros.

Dans « une conjoncture économique toujours difficile en Europe », l'activité des pôles opérationnels est restée stable sur un an, indique la banque dans un communiqué. Le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) affiche un léger recul de 1,8% sur le trimestre, à 9,92 milliards d'euros. Les éléments exceptionnels, qui avaient apporté plus de 270 millions d'euros au bénéfice au deuxième trimestre 2012, n'ont contribué ce trimestre qu'à hauteur de 157 millions d'euros.

« Ce résultat a été obtenu grâce à la résilience des revenus en Europe et à leur bonne dynamique dans les marchés à forte croissance, à l'amélioration continue de l'efficacité opérationnelle qui bénéficie des premiers effets de Simple & Efficient, et à un coût du risque qui reste modéré malgré la conjoncture », a commenté le directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, cité dans le communiqué.

La banque de détail pénalisée en Italie

Par activité, la banque de détail a vu ses revenus légèrement progresser (+0,3%) mais son résultat a été pénalisé par une hausse du coût du risque en Italie (+28,3% sur un an). Le pôle « Investment solutions » (gestion d'actifs, assurance et gestion de fortune) a tiré la croissance, avec un bénéfice avant impôts en hausse de 6,4%, grâce à l'assurance.

En revanche, la banque de financement et d'investissement a vu son résultat avant impôts fondre de 38,7%, notamment sous l'effet des mesures de réduction des engagements (deleveraging) du groupe, qui créent une base de comparaison défavorable.

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Dans les trois pôles, la banque souligne que les frais de gestion ont reculé de 0,7% à la suite du programme d'efficacité annoncé en début d'année, qui doit permettre d'économiser 2 milliards d'euros en année pleine dès 2015. Sur le premier semestre, le plan a ainsi permis 330 millions d'euros d'économies récurrentes, indique le groupe.

Côté solvabilité, la banque française a encore amélioré son ratio de fonds propres « dur » (apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis), qui s'élevait à 10,4% fin juin, selon le mode de calcul qu'imposera Bâle III début 2019, soit l'un des niveaux les plus élevés au monde.

Le groupe a aussi publié ce trimestre son ratio de levier (bilan rapporté aux fonds propres), qui s'établit à 3,4%, soit davantage que les 3% requis par Bâle III. Au total, BNP Paribas dit disposer d'une réserve de liquidités de 236 milliards d'euros immédiatement mobilisable.