L’Association de défense des usagers de banques (Afub) affirme avoir reçu, ces derniers mois, 148 plaintes de particuliers victimes de prêts immobiliers contractés en francs suisses pour des achats en euros.

Ces prêts, commercialisés en 2008 et 2009, affichaient à l’époque un taux d’intérêt inférieur à la moyenne du marché. En contrepartie, ils étaient souscrits en francs suisses. Un montage présenté à l’époque comme « l’affaire du siècle, sans risques », selon le témoignage d’une emprunteuse, recueilli par France Info.

Problème : ces prêts, contractés dans toute la France, étaient destinés à financer des achats immobiliers effectués en euros. Lorsque ces derniers mois, le cours du franc suisse, considéré comme une monnaie refuge, s’est considérablement renchéri par rapport à l'euro, la charge de remboursement des emprunteurs concernés s’est également envolée, « de l’ordre de 20% à 30% » selon Serge Maître cité par Le Parisien. Le délégué général de l’Afub affirme avoir déjà reçu 148 plaintes, concernant BNP Paribas et le Crédit Agricole. L’association estime toutefois que « 15.000 personnes au moins » seraient concernées par ces emprunts, et demande aux banques de renégocier leurs crédits en question.

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Contactée par Le Parisien, BNP Paribas se défend, expliquant que ces prêts, qui ne sont plus commercialisés depuis décembre 2009, ont été « proposés par des intermédiaires de banque à des investisseurs immobiliers, donc des personnes averties. » Elle affirme également avoir « étudié tous les dossiers au cas par cas » depuis l’envolée des cours du franc suisse. Toujours selon Le Parisien, le Crédit Agricole n’a de son côté, « pas eu connaissance de clients qui se sont plaints. »