En marge de la présentation de ses résultats semestriels, la Banque Postale a tiré un premier bilan de son offre de crédit à la consommation, et annoncé qu’elle allait prochainement étendre cette offre aux entreprises.

Née en 2005, la filiale bancaire du groupe La Poste était d’abord cantonnée aux prêts immobiliers. Elle a depuis été autorisée par le ministère de l’Economie, son autorité de tutelle, à proposer des crédits à la consommation (depuis le printemps 2010) et des produits d’assurance dommages (lancement en décembre prochain). Enfin, Bercy lui a donné début août le feu vert pour commercialiser des crédits aux entreprises et aligner ainsi son catalogue sur les grandes banques de détail privées. Ces premières offres aux entreprises devraient voir le jour courant 2011.

L’établissement a annoncé disposer d’ores et déjà d’une enveloppe de 7 milliards d’euros. Celle-ci correspond à une partie des dépôts effectués par ses clients sur leurs Livrets A et leurs Livrets de développement durable (LDD), qui devrait normalement être consacrée à cet emploi, mais qui est actuellement centralisée à la Caisse des dépôts (CDC), faute d'agrément.

le crédit conso en phase d’appropriation

En marge de la présentation de ses résultats, la Banque Postale, par la voix du président de son directoire, Patrick Werner, a également tiré un premier bilan du lancement de son offre de crédits conso. L’encours de ces prêts se situe aujourd’hui entre 400 et 450 millions d’euros, pour un total de 60.000 dossiers. « Le déploiement est, à nos yeux, réussi » a estimé Patrick Werner, même si, de son propre aveu, le réseau reste « en phase d’appropriation » de cette nouvelle offre. L’objectif affiché est d’atteindre une part de marché (en terme d’encours) de 5 à 6% du marché français d’ici 2020. Ce qui correspondrait à environ 10 milliards d’euros, selon Patrick Werner.

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Pour y parvenir, la Banque Postale a axé sa communication sur l’image d’un prêteur prudent et responsable. Elle a notamment exclu de son catalogue les crédits renouvelables, souvent décriés pour leur propension à favoriser le surendettement.