« Crédit Mutuel Alliance fédérale est finalement constant dans ses performances solides mais constant aussi dans la poursuite de son développement », a déclaré le président du groupe, Daniel Baal, lors d'une visioconférence de presse.
Le groupe bancaire affiche un produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires), de 9,8 milliards d'euros entre janvier et juin, en progression de 11,8% sur un an.
Les réseaux de banque de détail en France ont connu une amélioration significative de la marge réalisée sur les crédits, et dans une moindre mesure une augmentation du niveau des commissions.
Ces effets se conjuguent avec l'intégration dans les comptes depuis le début de l'année de la banque allemande Oldenburgische Landesbank (OLB), rattachée à la filiale locale Targobank après son acquisition.
Ils compensent la hausse des frais généraux et les provisions pour des défauts de crédit à venir, que ce soit en crédit à la consommation, que la banque opère via la marque Cofidis, ou auprès des petites et moyennes entreprises.
La Banque de France a recensé depuis le début d'année près de 31.000 défaillances d'entreprises, un niveau historiquement élevé, sans précédent dans ses données remontant pourtant à 1990.
Le coût du risque, ces sommes provisionnées en cas d'impayés, sera vraisemblablement encore élevé d'ici décembre, a prévenu le directeur général de la banque, Claude Koestner.
Avec 1,2 milliard d'euros (+36,5% sur un an), la division englobant les banques de détail apporte la majeure partie du bénéfice net de l'alliance fédérale du Crédit Mutuel sur la première moitié d'année.
A côté d'elle les métiers d'assurance ont davantage résisté que les métiers spécialisés, composés de la gestion d'actifs et de la banque privée, à destination d'une clientèle fortunée.

















