« Les résultats que nous publions ce jour illustrent à nouveau la solidité et la forte progression de notre performance financière, fruit de l'exécution rigoureuse de notre plan stratégique », a salué dans un communiqué le directeur général du groupe Slawomir Krupa.
Le bénéfice net est en hausse spectaculaire de 23,2% sur un an. La Société Générale signe également un bénéfice record à l'échelle du semestre, à près de 3,5 milliards d'euros.
Le produit net bancaire, équivalent du chiffre d'affaires pour l'industrie, a progressé de 4,5% sur un an, à 7,1 milliards d'euros au deuxième trimestre. Il est proche de celui réalisé au premier trimestre.
La banque dépasse les attentes des analystes compilées par le fournisseur de données Factset et l'agence financière Bloomberg.
Ce sont les activités de détail en France qui connaissent la meilleure progression entre avril et juin, avec une amélioration nette de la marge réalisée sur les crédits et du niveau de commissions.
Même si les sommes provisionnées pour d'éventuels crédits impayés augmentent, la baisse des frais de gestion, aidée par les vagues de départs de salariés, permet au bénéfice net de cette entité de décoller de 38%, à 674 millions d'euros.
Le groupe fait état du développement toujours important de la banque en ligne maison, BoursoBank, qui comptait à fin juin 9,1 millions de clients. La banque table sur un bénéfice supérieur à 300 millions d'euros cette année pour cette filiale.
BoursoBank, ex-Boursorama, tient tête à la britannique Revolut qui entend s'installer partout en Europe continentale.
Des analystes de Jefferies ont même estimé début juillet la valorisation de BoursoBank à près de 14 milliards d'euros, soit environ un quart de la valeur de la Société Générale en Bourse.
Actionnaires aux petits oignons
La banque de financement et d'investissement (BFI), dédiée principalement aux grandes entreprises, reste le premier moteur financier du groupe, avec un bénéfice net de 867 millions d'euros, en hausse de 15,6%.
Les activités liées au trading d'actions et au conseil, notamment dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures et des matières premières, ont particulièrement bien fonctionné au cours du deuxième trimestre, souligne la banque.
Le troisième pilier, regroupant les banques de détail et les services financiers à l'international ou encore les activités de financement automobile, marque en revanche le pas, avec un bénéfice net en recul de 10,8%, à 360 millions d'euros.
Les revenus de la filiale dédiée au crédit-bail automobile, Ayvens, sont en repli, du fait de la baisse de la valeur des véhicules que la société récupère après les opérations de location.
La Société Générale bénéfice enfin d'un effet de base favorable sur la partie « hors pôles », qui concentre divers coûts liés à l'immobilier du groupe, à son portefeuille de participations ou encore aux plans de transformations en cours.
Fort de ces bons résultats, la banque a décidé de gâter encore plus ses actionnaires en annonçant un plan de rachat d'actions de 1,5 milliard d'euros, lancé « au plus tôt » le 3 août. A cela s'ajoute le versement d'un acompte exceptionnel sur le dividende 2026, versé début octobre. Le groupe bancaire publiera sa nouvelle feuille de route stratégique le 21 septembre prochain.

















