Dans le cadre de la fusion Société Générale - Crédit du Nord, prévue pour le 1er janvier 2023, 157 premières agences devraient fermer en 2023, avant une accélération en 2024.

La fusion entre les réseaux Société Générale et Crédit du Nord doit intervenir le 1er janvier 2023, mais les premiers changements sont déjà là. Selon une information de Ouest-France, la liste des premières agences qui fermeront dans le cadre de la fusion a été dévoilée aux salariés la semaine dernière.

Dans ce document, les salariés ont ainsi appris la fermeture de 157 premières agences en 2023. 300 sites devraient également fermer en 2024, puis le reste en 2025, pour un total de 600 à 650 fermetures. Si le groupe devrait au total se séparer d'un quart de ses agences, cela devrait prendre la forme de fusions entre les agences d'une même ville.

« Les décisions seront prises au niveau local en fonction de la qualité de l'emplacement, de la taille de l'agence, de ses fonctionnalités. Il n'est pas question de faire disparaître en priorité les agences d'une enseigne ou de l'autre », indique Sébastien Proto, le directeur général adjoint en charge de la banque de détail, dans un article des Échos.

900 postes supprimés en 2023

Forcément, la cessation d'activité sur ces sites va entraîner la suppression de nombreux postes. Toujours selon le même document diffusé en interne, 900 postes, essentiellement sur les fonctions de « front office », devraient disparaître en 2023. Mais alors que 3 700 suppressions auront lieu dans le cadre de cette fusion, la majorité des départs se feront en 2024.

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« Socialement, cela va être une catastrophe, pire que ce que l'on craignait », alerte Cédric Perennes, délégué syndical national CFDT au Crédit du Nord cité par Les Échos, qui table sur « au moins 5 000 suppressions de postes » pour les deux réseaux, sur un total d'environ 29 000 salariés. Les dirigeants ont garanti qu'il n'y aurait aucun départ contraint. « Le rythme de départs à la retraite, avec 1 500 personnes chaque année dans les deux enseignes permettra de gérer le rapprochement et de continuer à recruter dans le même temps », explique Sébastien Proto, directeur général adjoint en charge de la banque de détail, aux Échos.