Face à la pression concurrentielle, les banques cherchent à rentabiliser davantage leur réseau dagences. Et si cela peut leur permettre daccroître la satisfaction de leurs clients, cest une double aubaine sauf que ces évolutions ne passent pas toujours auprès du personnel. BNP Paribas vient den faire les frais.
En effet, comme la révélé Les Echos le 27 février la banque dun monde qui change doit faire face à lhostilité de lensemble de ses partenaires sociaux. SNB/CFE-CGC, CFDT mais aussi FO, tous sont opposés au projet de BNP Paribas visant à moduler les horaires d'ouverture des agences selon leur attractivité.
Réduction du nombre de RTT
Concrètement, en fonction du nombre de clients sy rendant, les agences seraient classées en 3 catégories, à chaque catégorie correspondrait une amplitude douverture hebdomadaire différente, « allant de 33 heures à une quarantaine d'heures », explique le média économique. Côté clients, ce serait a priori une bonne nouvelle puisque certaines agences seraient encore ouvertes à 19 heures, quand dautres, moins fréquentées, fermeraient dès 17 heures. En revanche, pour les conseillers bancaires, le tableau est plus sombre, d'après les syndicats.
Cette amplitude horaire pourrait se traduire par une réduction du nombre de jours de congés et des inégalités entre salariés. En effet, les conseillers travaillant ponctuellement moins de 35 heures par semaine perdraient des jours de RTT, quand ceux travaillant plus en cumuleraient davantage. « La durée annuelle de travail de nos collaborateurs reste inchangée (35 heures en moyenne), seuls les horaires hebdomadaires de travail seront modifiés pour certains collaborateurs », tempère BNP Paribas, tout en soulignant effectivement que « l'adaptation des horaires hebdomadaires de travail implique un ajustement mécanique du nombre de jours de RTT pour certains de nos collaborateurs ».

















