L'Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées) a été revalorisée de 0,9% en 2026, comme pour les pensions de retraite de base. Depuis le 1er janvier, le montant de ressources à ne pas dépasser est de 1 043,59 euros brut par mois pour une personne seule et 1 620,18 euros brut par mois pour un couple. Désormais, une personne seule peut toucher jusqu'à 1 043,59 euros d'Aspa par mois et 1 620,18 euros pour un couple.

Le montant de la succession doit dépasser un certain seuil

En cas de décès du bénéficiaire, « les allocations peuvent être récupérées sur la succession de l'allocataire quand l'actif net successoral dépasse le seuil de recouvrement », précise le ministère des Solidarités sur son site internet. Au 1er janvier 2026, ce seuil en métropole est de 108 586,14 euros, contre 107 616,60 euros en 2025. Ce seuil demeure inchangé à 150 000 euros en Guadeloupe, Guyane, Martinique et à La Réunion.

Seule la partie dépassant ce montant peut être recouvrée par la caisse de retraite ou l'État. Concrètement, « le montant de la limite de récupération des sommes versées au titre de l'Aspa s'élève donc à 8 463,42 euros par an pour une personne seul et 11 322,77 euros par an pour un couple (marié, concubin, pacsé) », détaille une circulaire de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav).

Le montant de l'actif net successoral - la valeur nette de la succession - est calculé en soustrayant de l'actif (la valeur de tous les biens de la succession), le passif du défunt (notamment ses dettes). La valeur nette du patrimoine peut inclure les dons et les versements de primes d'assurance vie si leur montant est considéré comme « exagéré » (disproportionné par rapport aux revenus de la personne décédée).

« Dois-je rembourser l'Aspa, le minimum vieillesse, à mon décès ? »

Des exceptions en vigueur

A noter que pour « limiter l'effet dissuasif du dispositif de recouvrement sur succession et accroître le recours à l'Aspa des retraités du monde rural, est exclu totalement du champ de ce recouvrement le capital d'exploitation agricole », indique le ministère des Solidarités. Sont concernés : terres, cheptel, bâtiments d'exploitation ou encore éléments végétaux constituant le support permanent de la production comme les arbres fruitiers ou la vigne.

Le recouvrement peut aussi être différé s'il concerne le conjoint survivant, le partenaire pacsé, le concubin du défunt ou des héritiers âgés de plus de 65 ans (voire moins en cas d'invalidité ou d'inaptitude) qui étaient à la charge de l'allocataire à la date de son décès.