Comment sécuriser les opérations (les paiements notamment) effectuées à distance, ou laccès des clients à leur espace bancaire en ligne, en évitant les procédures dauthentification complexes et dissuasives ? Parmi les solutions envisagées par les banques pour concilier ces impératifs apparemment contradictoires, celle de lauthentification biométrique par reconnaissance vocale.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) vient ainsi dautoriser neuf enseignes (dont la Banque Populaire et le Crédit du Nord, selon Les Echos) à expérimenter à large échelle cette solution, « durant un an et auprès dune population désignée », explique un communiqué. « Ces expérimentations », poursuit la CNIL, « visent à tester lappétence des clients pour ce type de mécanisme, ainsi que la fiabilité de celui-ci. Du point de vue de la protection des données, la CNIL considère que ces expérimentations constituent des opportunités de tester le niveau global de risques en matière de sécurité et de confidentialité des données. » Pour autant, il ne sagit dun blanc-seing : « les conditions dans lesquelles ces expérimentations sont autorisées ne présage nullement de celles qui devraient être mises en uvre en cas de pérennisation dun tel dispositif », prévient la CNIL.
Outre la simplicité, la reconnaissance vocale a un grand intérêt : celle dêtre compatible avec un grand nombre dobjets technologiques, là où lauthentification par empreinte digitale nécessite de posséder un mobile haut de gamme.
















