Société Générale a enregistré au troisième trimestre un bénéfice net de 1,09 milliard d'euros, en baisse de 2,4%, pâtissant d'une performance contrastée de la banque de détail en France. Ce résultat ressort néanmoins largement supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un bénéfice net de 883 millions d'euros, selon un consensus fourni par FactSet.

Hors éléments purement comptables, comme la réévaluation de la dette propre du groupe qui n'a pas de lien avec le cours de ses affaires, le bénéfice net a bondi de 39%, à 1,2 milliard d'euros, selon un communiqué publié jeudi. Le produit net bancaire, équivalent au chiffre d'affaires, a lui reculé de 5,6% à 6 milliards d'euros, à un niveau en deçà des anticipations des analystes qui prévoyaient 6,1 milliards d'euros de revenus.

L'activité de banque de détail en France s'affiche comme la branche du groupe la plus affectée par l'environnement de taux bas, avec un revenu en baisse de 6%, à 2 milliards d'euros. Parmi les pistes commerciales pour la dynamiser, Société Générale va notamment miser sur sa clientèle professionnelle. La banque au logo noir et rouge a ainsi confirmé la prochaine ouverture d'une centaine d'espaces qui lui seront dédiés sur tout le territoire.

Dynamisme de la LLD et de l'assurance

La banque de détail à l'international et les services financiers ont pour leur part tiré leur épingle du jeu avec des revenus en hausse de 0,7% à 1,9 milliard d'euros et un bénéfice bondissant de 30,6%, à 457 millions d'euros. Le dynamisme de la location longue durée de véhicules professionnels et de l'activité d'assurance, couplé à une reprise notable de la banque de détail en Europe de l'Est, expliquent le regain de ce pôle sur le trimestre.

Enfin, la banque de financement et d'investissement a réalisé la meilleure performance du groupe avec des revenus en progression de 13,7% à 2,3 milliards d'euros, tirés par les activités de marché.

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En termes de solvabilité, la banque française affichait à fin septembre un ratio de fonds propres « durs » (soit les apports des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 11,4%, au-dessus des exigences réglementaires.