Créé par la loi bancaire de juillet 2013 et installé en 2014 sous légide du Comité consultatif du secteur financier (CCSF), lOIB a pour mission dévaluer les efforts déployés par les banques à destination des personnes en situation de fragilité financière. Ces dernières ont en effet lobligation de détecter cette clientèle, de linformer et de laccompagner dans ses difficultés.
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Chaque année, lOIB doit consigner dans un rapport ses constats et ses recommandations sur la mise en uvre de ces obligations. La première édition de ce rapport, portant sur lannée 2014, a paru en juillet 2015. Linstitution y reconnaissait que sa photographie était encore incomplète et que le « rapport relatif à 2015 sera naturellement plus riche et innovant ». Et pour cause : larrêté (1) précisant le contenu et les modalités de transmission des données nécessaires à son travail danalyse vient seulement de paraître.
A transmettre d'ici au 1er juin
Listées en annexe du texte, ces informations sont regroupées en quatre catégories. Dans la première, baptisée « Caractérisation des population fragiles », les banques devront décrire les critères quelles ont retenues pour détecter un client fragile, ainsi que les modalités choisies pour leur suivi. Elles devront également expliquer comment elles ont formé leur personnel à cette détection et toutes autres initiatives prises dans le domaine (éducation financière, actions de promotions, partenariats, etc.)
Les trois autres catégories dinformations à transmetter sont purement quantitatives. Il sagit notamment du :
- nombre total de clients identifiés comme fragiles en fin dannée ;
- nombre de nouveaux clients fragiles détectés dans lannée ;
- nombre de clients bénéficiant du forfait de compte à 3 euros ;
- nombre de comptes ouverts dans le cadre de la procédure du droit au compte ;
- nombre de clients ayant bénéficié puis renoncé aux services bancaires de base ;
- nombre de comptes de clients fragiles ayant enregistré au moins un découvert ou un incident de paiement au cours de lannée ;
- nombre moyen annuel dincidents de paiement et de commissions dintervention subis par ces clients ;
- nombre de crédits accordés par létablissement ;
- nombre de cartes de paiement à autorisation systématique en circulation.
Les banques auront jusquau 31 mars de chaque année pour transmettre leurs données de lannée précédente. A titre exceptionnel, cette date limite est repoussée au 1er juin 2016 pour les données 2015. Concernant les données à transmettre sur un rythme semestriel - le nombre de comptes ouverts dans le cadre du droit au compte et le nombre de clients identifiés comme fragiles financièrement -, la seconde échéance annuelle est fixée au 30 septembre, et exceptionnellement au 31 octobre cette année.
(1) Arrêté du 9 mars 2016 pris en application de larticle R. 312-13 du code monétaire et financier et fixant la liste, le contenu et les modalités de transmission des informations transmises à lObservatoire de linclusion bancaire

















