Un accord relevant notamment de 1,5% les minima salariaux a été conclu entre l'Association française des banques (AFB) et quatre des cinq syndicats représentatifs de la branche, a-t-on appris mardi auprès d'eux.

Interrogés après un communiqué de FO (3e syndicat) annonçant sa signature, la CFDT, le SNB/CFE-CGC et la CFTC, respectivement 1er, 2e et 5e syndicats de la branche, ont indiqué à l'AFP leur intention de ratifier également le document. La CGT prendra officiellement position en fin de semaine mais elle se dirige vers un refus, motivé par l'absence d'augmentation générale.

L'accord à durée indéterminée prévoit, outre un relèvement de la grille des minima de branche, la création d'un « salaire plancher » de 34.000 euros annuels pour les cadres de plus de 50 ans et une révision de la garantie salariale individuelle (GSI) - pour les salariés qui n'auraient eu aucune augmentation pendant 5 ans - de sorte qu'ils aient 5% d'augmentation, contre 3% actuellement.

« Recoller un peu à la réalité des salaires réels »

Des discussions devront également s'ouvrir en vue d'une renégociation de l'accord sur l'égalité professionnelle, vieux de 10 ans, mais aussi sur la qualité de vie au travail (QVT) et la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE), selon le document consulté par l'AFP. La CFDT n'avait « aucune raison » de refuser l'accord puisqu'elle est « à l'origine » de « toutes les mesures » qui s'y trouvent, a commenté son secrétaire général, Luc Mathieu. Le relèvement des minima permet, par exemple, de « recoller un peu à la réalité des salaires réels », justifie-t-il.

Le texte « couvre l'ensemble des catégories de notre profession (femmes, hommes, cadres et non cadres) », a relevé FO, saluant notamment les « garde-fous » que constituent les nouveaux « minima de branche à l'ancienneté pour certains échelons cadres », une autre mesure adoptée.

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L'absence d'augmentation générale critiquée

Bien que « très partagée », la CFTC « sera signataire » de l'accord qui profitera à « quelques centaines de salariés », a réagi auprès de l'AFP son numéro un, Jean-Marc Augustin. Le responsable syndical, cependant, « regrette qu'il n'y ait pas d'augmentation générale » pour récompenser les efforts des salariés, « qui ont été la partie contributive » des « résultats plutôt confortables » enregistrés récemment par les grandes banques françaises. « Depuis la nouvelle convention collective de janvier 2000, il n'y a plus jamais eu d'augmentation collective et pérenne », a précisé Régis Dos Santos (SNB/CFE-CGC).