Disponible sur le web et sur mobile, Linxo permet de regrouper dans une même interface les données issues de comptes bancaires détenus dans différentes banques. Les opérations y sont catégorisées automatiquement par poste budgétaire. Le service, ouvert aux particuliers et aux professionnels, permet également, grâce à des notifications, dêtre averti en cas de dépenses élevées ou de risque de découvert.
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A lorigine plutôt hostiles à ces services dagrégation, qui utilisent les identifiants bancaires des usagers (avec leur accord) pour récupérer les données, les banques semblent désormais sy intéresser de plus en plus près. Boursorama Banque, filiale de banque en ligne de la Société Générale, a ainsi racheté en mars 2015 Fiduceo, un concurrent de Linxo, et propose cette fonction dagrégation à ses clients. Le Crédit Mutuel Arkéa, de son côté, figure au capital de Linxo depuis 2012 et sest appuyé sur la Fintech pour développer Fortuneo Budget, une solution de gestion budgétaire destinée aux usagers de sa banque en ligne.
La banque bretonne est de nouveau partie prenante du tour de table de 2 millions deuros officialisé aujourdhui. Mais elle ny est pas seule, rejointe au capital de la Fintech par une autre grande enseigne de banque de détail, le Crédit Agricole, par lintermédiaire de son fonds dinnovation et de recherche FIRECA. « La confiance d'acteurs bancaires de premier plan est une marque forte de confiance dans la sécurité de notre solution et la pérennité de notre modèle », notent Bruno Van Haetsdaele et Hugues Pisapia, les co-fondateurs de Linxo. « Ces investisseurs nous confortent dans notre développement tout en nous laissant l'indépendance et l'autonomie nécessaire pour continuer à croître très rapidement. »
Légitimé par lEurope
Avec ces 2 millions deuros, Linxo prévoit de renforcer ses équipes techniques « afin de développer de nouvelles fonctionnalités ». La société va également « accroître ses efforts de communication pour intéresser lensemble des particuliers à la gestion de largent ». Autre projet : développer une version pro, à destination des professions libérales et des petites entreprises. Enfin, la start-up voit « des opportunités intéressantes en développant le service Linxo à linternational », sans plus des précisions dans limmédiat.
Il est vrai quune fenêtre dopportunité devrait souvrir prochainement pour ces agrégateurs, également représentés en France par Bankin. Les institutions européennes préparent en effet une révision de la première directive sur les services de paiement (DSP) datant de 2007. Surnommé « DSP2 », ce texte doit notamment encadrer les modalités daccès des agrégateurs aux données détenues par les banques. Une évolution susceptible de crédibiliser ces nouveaux acteurs auprès du grand public, en particulier en matière de sécurité.
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