Ce chiffre de satisfaction des Français à légard de leur propre banque, qui varie peu dune année sur lautre, est cette fois en légère augmentation dun point en un an et retrouve son niveau de 2013. Comme dhabitude, les Français sont par contre plus sévères lorsquil sagit de juger le secteur en général, qui ne récolte que 67% dopinions favorables, loin des pics enregistrés avant la crise de 2007 (74% par exemple en 2000). Les banques continuent toutefois, dannée à année, de redorer leur blason : elles ne recueillaient que 64% dopinions favorables en 2014 et 52% en 2010.
Autre motif de satisfaction pour la FBF : les Français semblent toujours rétifs à la banque 100% en ligne, qui ne convainc que 10% du panel. Au contraire : la relation bancaire classique, avec conseiller attitré et visites en agence, marque des points (+5 pts par ailleurs à 2014) et reste le modèle idéal de 60% des personnes interrogées. Le modèle intermédiaire (moins dagences et pas de conseiller attitré) recueille de son côté 22% des suffrages. La satisfaction à légard de son conseiller bancaire est stable : 70%, contre 71% en 2014.
Des usages numériques qui sinstallent
Très conservateurs en matière bancaire, les Français néchappent toutefois pas totalement aux mutations en cours dans le secteur, sous leffet du numérique. Les trois quarts dentre eux (74%, +4 pts par rapport à 2014) consultent leurs comptes en ligne, 65% (+3 pts) règlent des achats en ligne et 58% (+7 pts) effectuent même des virements en ligne. Une évolution qui saccompagne dune plus grande confiance accordée à la banque en ligne : 81% estiment désormais quelle est sûre, un chiffre en hausse de 10 pts en un an.
Autre rupture : la part des Français prêts à souscrire un produit bancaire en ligne, sans intervention dun conseiller, a progressé de 14 points en deux ans et atteint désormais 43%. Logiquement, le recours à lagence, lui, continue de décliner. Certes, 95% des Français continuent à sy rendre parfois, mais à intervalles de plus en plus espacés : seuls 21% la fréquentent plusieurs fois par mois, contre 52% en 2010.
Encore du travail sur la mobilité bancaire
Le gouvernement a entrepris, dans le cadre de la Loi Macron, daméliorer la procédure de changement de banque. La mesure est nécessaire, si lon en croit le sondage de la FBF. Seuls 54% des Français considèrent en effet quil est facile de migrer ses comptes dune enseigne à lautre, un chiffre en léger progrès (52% en 2014). A linverse, 31% estiment que ce nest pas facile. Et un quart dentre eux continue à penser que cela coûte cher (23%, en baisse de 10 point en un an), alors que la clôture de compte est légalement gratuite en France.
















