Le syndicat CGT de la banque LCL a annoncé mardi avoir engagé un recours pour contester le feu vert de l'administration aux plans de réorganisation de l'ex-Crédit lyonnais pour réduire les effectifs de plus de 1.600 postes d'ici à 2018, via des départs en retraite non remplacés.

Le recours a été déposé lundi auprès du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne), a indiqué à l'AFP Michel Gutierrez (CGT). « Non suspensif », il n'entrave pas la mise en œuvre des plans, « qui sont déployés petit à petit depuis début janvier », après l'aval donné par l'administration, a précisé de son côté un porte-parole de la direction.

La banque avait successivement annoncé en mai et juin 2014 deux projets de réorganisation, l'un pour les services back-office, le second pour le réseau des agences de détail pour adapter son offre à « l'évolution des attentes des clients » à l'heure du numérique.

Les projets présentés aux représentants du personnel ont notamment l'objectif de supprimer quelque 290 emplois (équivalents temps plein) en back-office et 1.370 dans les agences. Fin 2013, ces activités représentaient environ 2.000 et 13.000 emplois au sein de la filiale du Crédit agricole qui, au total, employait plus de 20.000 personnes.

« Il n'y aura pas de licenciements »

Parallèlement, LCL envisage le recrutement de 300 personnes supplémentaires dans ses Centres de relations clientèle (CRC). Au final, « la baisse des effectifs dépendra du nombre de candidats au départ, il n'y aura pas de licenciements », a réaffirmé mardi le porte-parole en rappelant que « suffisamment de départs en retraite » étaient prévus. Depuis janvier, 200 personnes sont parties à la retraite dans le cadre de la réorganisation, selon l'entreprise.

Professionnels : les offres en ligne les moins chères pour limiter vos frais bancaires

Le SNB et la CFDT ont signé en décembre un accord sur les mesures d'accompagnement prévues, pour inciter aux départs en retraite ou faciliter les mobilités et reclassements. La CGT justifie notamment son recours par le fait que cet accord, « à ancienneté et à carrière identiques, attribue à certains 3 mois supplémentaires d'indemnités de départ en retraite et pas aux autres ». Le syndicat entend ainsi « rétablir l'ensemble des salariés dans leur droit ».