Le courtier en ligne DeGiro, qui compte devenir la référence de son secteur en Europe, lance son activité en France, quelques mois après l’avoir ouverte aux particuliers en Hollande, puis en Belgique. Son créneau : « casser les prix ».

DeGiro sera-t-il au courtage en ligne ce que Ryanair a été à l’aviation civile ou Free au téléphone mobile, c’est-à-dire un acteur cassant les prix au point de bousculer la stratégie de concurrence ? Créé en 2008, le courtier en ligne néerlandais DeGiro n’a ouvert sa plateforme aux particuliers qu’en septembre 2013. Moins d’un an plus tard, il débarque sur le marché français, après avoir déjà lancé une offre dédiée aux particuliers en Belgique en avril.

Ce courtier, qui se présente dans un communiqué diffusé mercredi comme « le deuxième opérateur néerlandais », veut prouver qu’il « casse les prix » en mettant en évidence sur son site web un comparatif des frais le comparant avec les acteurs phares du marché : Cortal Consors, Boursorama Banque, Fortuneo, Bourse Direct et Binck, DeGiro ayant d’ailleurs été créé par cinq anciens collaborateurs du dernier cité. Sur ce tableau comparatif, les tarifs appliqués par DeGiro apparaissent en France sept à dix fois moins chers que le « coût moyen chez [les] compétiteurs ».

DeGiro a toutefois pris le parti de ne pas intégrer à ce tableau le courtier britannique iDealing, lui aussi présent en France et qui se revendiquait déjà d’une « tarification agressive ». Le nouvel arrivant DeGiro casse pourtant encore plus les prix que son prédécesseur britannique, qui applique une commission de 0,05% pour un passage d’ordre pour une action sur le marché d’Euronext Paris, avec une charge de transaction de 0,50 euros par exécution. L’aperçu des tarifs de DeGiro affiche pour les actions 0,04% et 0,25 euros, moins que iDealing. La recette de DeGiro : supprimer « la différence tarifaire actuelle entre les investisseurs professionnels et particuliers ».

Une transaction « en moins de cinq minutes »

Outre l’aspect tarifaire, DeGiro insiste dans son communiqué sur l’inscription « en ligne gratuite, rapide et facile » grâce à une identification bancaire dérivée, via la banque du client ou par le système de paiement allemand Sofort Banking. Une démarche qui ne nécessite selon DeGrio « aucun document signé ». Le communiqué souligne que « l’investisseur peut ainsi réaliser une première transaction en moins de cinq minutes », DeGiro évoquant toutefois un délai de « 10 minutes » sur son site internet.

Néobanques : les offres les moins chères pour maîtriser votre budget

Basé en Hollande, DeGiro est reconnu par les autorités financière et de contrôle prudentiel de son pays, étant ainsi « soumis à la stricte réglementation du passeport européen ». DeGrio met tout de même à disposition des Français un service client francophone accessible par e-mail ou téléphone de 8 à 22 heures.