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Crédit conso : Prêt d'Union boucle un nouveau tour de table de 10 millions d'euros

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Prêt d’Union vient de réussir une nouvelle augmentation de capital de 10 millions d’euros, qui confirme l’intérêt pour le modèle développé par ce site internet spécialisé dans les prêts entre particuliers. Le Crédit Mutuel Arkéa, actionnaire historique, a remis au pot, tandis que Schibsted, qui contrôle notamment Leboncoin.fr et le quotidien gratuit 20 minutes, entre au capital.

Dans un univers bancaire français pas toujours très porté sur l’innovation, Prêt d’Union semble bien avoir trouvé la formule magique. Depuis le début de l’année 2013, pas moins de trois ministres ont fait le déplacement dans les locaux de la start-up : Benoît Hamon en janvier, à l’appui de son projet de loi sur la consommation qui ambitionne notamment d’instaurer un registre national des crédits ; Pierre Moscovici (Economie) et Fleur Pellerin (PME, innovation et économie numérique) hier, pour parler cette fois de financement des PME innovantes.

Lire aussi : Crédits entre particuliers : Prêt d'Union veut « revenir aux racines du mutualisme »

Le site spécialisé dans le crédit entre particuliers vient également d’annoncer une augmentation de capital de 10 millions d’euros, la quatrième de son histoire, ce qui porte « à 18 millions d’euros le montant des fonds levés depuis sa création en octobre 2009 » explique le communiqué publié par Prêt d’Union pour l’occasion. Y participent notamment le Crédit Mutuel Arkea, actionnaire historique du site, mais aussi Schibsted. Peu connu en France, ce groupe norvégien contrôle pourtant deux poids lourds du web français : le site de petites annonces Leboncoin.fr et le quotidien gratuit d’information 20 Minutes.

10% de croissance mensuelle

Comment expliquer l’attrait des politiques et des investisseurs pour Prêt d’Union ? Le site, qui possède l’agrément d’établissement de crédit, propose à des investisseurs, particuliers aguerris, entreprises ou institutionnels, de financer directement les crédits à la consommation de ménages triés sur le volet. Ils en retirent un taux de rendement supérieur à celui des produits d’épargne classiques (livrets, comptes à terme), tandis que les emprunteurs bénéficient de taux d’intérêt compétitifs.

Lancé commercialement depuis octobre 2011, Prêt d’Union a accordé depuis cette date 47 millions d’euros de crédits, ce qui peut paraître modeste et ne lui permet pas encore d’être bénéficiaire. Mais le site affiche aussi un taux de croissance des encours dépassant les 10% mensuels, ce qui indique que le formule est en train de prendre, et qu’elle pourrait à terme venir grignoter des petits bouts de part de marché face aux géants du secteur, BNP Paribas et le Crédit Agricole en tête.

L’exemple américain

Pour se convaincre du potentiel de la jeune pousse, les investisseurs regardent aussi outre-atlantique. Lending Club, qui a développé le concept du prêt entre particuliers aux Etats-Unis, affiche ainsi une belle réussite. Donald Bryden, président du Conseil de Surveillance de Prêt d’Union, ne s’y trompe pas : « [Notre ambition] est d’accomplir en France et en Europe ce que Lending Club est en train d’accomplir aux Etats-Unis. » Le site internet, créé en 2005 par le Français Renaud Laplanche, devrait atteindre en 2013 la barre des 2 milliards de dollars de prêts accordés. Il vient également d’attirer dans son tour de table Google, qui a mené en mai dernier un rachat d’actions de 125 millions de dollars, valorisant la société à 1,5 milliard de dollars. On parle désormais d’une entrée en bourse…

Prêt d’Union, de son côté, compte déjà dans son actionnariat Kima Ventures, fonds d’investissement crée par le patron de Free, Xavier Niel. Mais l’arrivée de Schibsted, et de la locomotive Leboncoin.fr, dans le tour de table marque clairement une nouvelle étape. « L’ambition de Schibsted Growth [nom du fonds d’investissements dédié aux start-ups, NDLR] est d’accompagner la forte croissance de Prêt d’Union en mettant à sa disposition les ressources et expertises accumulées au sein du groupe », explique l’entreprise norvégienne dans un communiqué. « Ce soutien opérationnel passe notamment par le développement des synergies avec leboncoin.fr pour acquérir de nouveaux clients et accroître la notoriété du service. »

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© cbanque.com / VM / Novembre 2013

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