La Banque Postale a vu son bénéfice net grimper de 9,4% au premier semestre, à 365 millions d'euros, soutenu notamment par la bonne tenue de la banque de détail. L'activité de crédit, notamment, s'est montrée dynamique, avec des encours qui atteignaient 55,1 milliards d'euros fin juin, en hausse de 17,9% sur un an.

Le produit net bancaire (PNB, équivalent au chiffre d'affaires) a grimpé de 3,4%, à 2,76 milliards d'euros, tandis que le coût du risque (provisions pour risque d'impayés) a reculé de 5,1%, à 78 millions d'euros. La Banque Postale relève néanmoins que, retraité de la provision passée sur les titres souverains grecs au premier semestre 2012 et de l'intégration de la Banque privée européenne (BPE) acquise en avril, le coût du risque a progressé de 28 millions d'euros.

Cette augmentation s'explique notamment par la hausse des encours de crédits à la consommation et de prêts immobiliers. Le dynamisme de l'activité de crédits a concerné les principaux segments : les encours ont bondi de 34,3% pour le crédit à la consommation (à 3 milliards d'euros) et de 13,6% pour les prêts immobiliers (à 48,6 milliards d'euros), en dépit de marchés atones.

Concernant les prêts aux collectivités, lancés en 2012, l'encours atteignait 1,2 milliard d'euros fin juin. Le démarrage de cette activité, qui a nécessite des recrutements, a contribué à faire croître les charges d'exploitation de 2,4%, à 2,29 milliards d'euros. Le coefficient d'exploitation du groupe (rapport entre les frais généraux et le PNB) a toutefois reculé de 0,7 point, à 83,2%.

+23,8% pour l'assurance

Sur l'ensemble de la banque de détail, le produit net bancaire (PNB) a augmenté de 2,9%, à 2,63 milliards d'euros, pour un résultat brut d'exploitation de 400 millions d'euros (+6%). Les activités d'assurance ont poursuivi leur développement, tant en prévoyance qu'en dommages et en santé, avec un PNB en croissance de 23,8%, à 65 millions d'euros.

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La Banque Postale rappelle également que ses fonds propres vont être renforcées à hauteur d'un milliard d'euros d'ici la fin de l'année via une augmentation de capital, afin de la préparer aux exigences de solvabilité du nouveau cadre réglementaire dit Bâle III. Fin juin, dans le cadre transitoire dit Bâle 2.5, son ratio de fonds propres « dur » (apport des actionnaires et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) atteignait 11,2%.