La Banque Postale a vu ses résultats se redresser en 2012 après une année 2011 plombée par la dépréciation des obligations d'Etat grecques, selon le document financier obtenu jeudi par l'AFP.

Le résultat d'exploitation du groupe a ainsi augmenté de 68% à 621 millions d'euros tandis que le produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d'affaires) est resté stable à 5,24 milliards d'euros. Hors éléments non récurrents, il progresse de 2,5% par rapport à 2011 à 5,34 milliards. Le résultat brut d'exploitation des activités bancaires (dont les gestions d'actifs et les assurances), s'est quant à lui établi à 773 millions d'euros, en hausse de 12,5%. « Cette croissance du PNB intervient dans un contexte de taux historiquement bas ainsi que dans un marché volatile et déprimé, soulignant la résistance du modèle de la banque Postale, centré sur la banque de détail », explique le document financier de sa maison mère, La Poste.

Le PNB du pôle assurance a atteint 107 millions d'euros (+19,2%) notamment grâce aux produits de prévoyance individuelle et au « succès du développement des produits d'assurance dommages lancés fin 2011 ».

Assurance-vie : collecte nette positive

Celui de la banque de détail (hors variation de la provision épargne logement et remboursement de l'amende Echange Image Chèque) progresse de 2,3%.

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Dans l'assurance vie, la Banque Postale affiche « plus de 4,8 millions de contrats en portefeuille, 9,4 milliards d'euros de collecte brute et 116,5 milliards d'euros d'encours ». Elle se félicite ainsi d'être « un des seuls acteurs à afficher une collecte nette positive, là où l'ensemble du marché accuse une décollecte nette ».

Les encours d'épargne de La Banque Postale ont pour leur part augmenté de 2,5% à 287,8 milliards d'euros « soutenus par la progression de l'épargne ordinaire (+6,7%) ». L'épargne financière, quant à elle, affiche une progression de 2% à 130,2 milliards d'euros, indique encore le rapport.

Reste que l'environnement économique ainsi que les taux d'intérêt extrêmement bas ont pesé sur les crédits immobiliers et les crédits à la consommation, qui ont été atones.