Le titre du Crédit Agricole prenait plus de 7,5% lundi matin à la Bourse de Paris, porté par des rumeurs de cession de sa filiale grecque Emporiki qui a valu à la banque verte de lourdes pertes depuis son acquisition en 2006.

A 10h34, l'action Crédit Agricole s'octroyait 7,69% à 3,74 euros, enregistrant la plus forte progression du CAC 40, dans un marché en hausse de 1,56%.

« Le titre grimpe uniquement sur des rumeurs de cession d'Emporiki », explique Benoît Petrarque chez Kepler Capital Markets. National Bank of Greece, Alpha Bank et Eurobank EFG ont toutes les trois exprimé leur intérêt pour l'acquisition de la société en très grande difficulté, affirmait samedi le Financial Times (FT). La banque verte pourrait céder cette filiale en acquittant plus de 4 milliards d'euros, selon M. Petrarque. « Si jamais, elle s'en débarrasse pour moins cher, c'est une très bonne nouvelle », souligne-t-il.

« Pas pour demain »

Depuis 2006, Crédit Agricole a dépensé plus de 5 milliards d'euros pour prendre le contrôle d'Emporiki et renforcer les fonds propres de cette dernière. « La vente n'est pas pour demain. Il va bien falloir d'abord recapitaliser les banques grecques », tempère toutefois un analyste parisien sous couvert d'anonymat.

Par ailleurs, Crédit Agricole compte vendre CA Cheuvreux, une filiale spécialisée dans le courtage, d'après Les Echos.

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Les marchés financiers bruissent également de rumeurs sur une possible cession de Newedge, le plus gros courtier mondial indépendant sur les marchés dérivés, détenus par Société Générale et Crédit Agricole. Newedge a enregistré une saignée au sein de ses équipes, convoitées par la concurrence, affirme lundi le Financial Times.