Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a indiqué jeudi qu'il rencontrerait prochainement les dirigeants de BNP Paribas et de la Société Générale, ainsi que ceux de PSA, pour exiger des garanties, suite aux réductions d'effectifs annoncés par ces groupes.

« Il faut reconnaître la réalité de l'économie: quand l'économie ralentit brusquement comme c'est le cas, ça a des conséquences. La seule chose c'est qu'il faut être sûr dans ces conditions là que l'emploi n'est pas la première variable d'ajustement, parce que ça c'est pas possible », a déclaré le ministre sur France Info. « Je dois regarder avec chacun des dirigeants concernés, le plus en amont possible et quand ils font des annonces, comment on va suivre les salariés, ce qu'on va leur offrir. Il y a des lois en France, et je dois vérifier qu'elles sont respectées ».

Aidés par l'Etat

A propos de PSA, qui compte supprimer 4.000 postes principalement dans la recherche et le développement, Xavier Bertrand a souligné que la direction s'était engagée à ce qu'il n'y ait « pas de plan social, pas de licenciement économique ». « J'en prends acte, mais je veux le voir dans les jours qui viennent pour faire le point précis » et « mettre un autre sujet dans la balance, la question des sous-traitants », a indiqué le ministre.

« Ces groupes ont été puissamment aidés par l'Etat, et donc ça doit marcher dans les deux sens. Les constructeurs automobiles savent nous trouver quand ils ont besoin, qu'ils comprennent aussi qu'à d'autres moments nous sommes en droit, nous, de demander des explications et des garanties », a-t-il poursuivi.

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Xavier Bertrand a également évoqué le cas de la Comareg, éditeur du leader français de la presse gratuite d'annonces, « Paru Vendu », placée en liquidation judiciaire. « Il faut qu'ils paient et qu'ils assument, pas seulement l'Etat qui doit le faire mais le propriétaire du groupe ».